• La mafia, l'argent,le génocide,le fascisme au Vatican

     

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    lundi 21 juin 2010

    L'argent, le crime et la mafia dans l'Eglise catholique.

    Bien avant Madoff et autres banksters de ce XXI e siècle, La banque du Vatican faisait des pactes avec le diable. Les maffiosi les plus puissants du XX e siècle furent de mèche avec les Papes Pie XI Pie XII Jean Paul II et Paul VI. seuls Jean XXIII et Jean Paul I ( que l'on suppose avoir été assassiné car il voulait faire le ménage dans la pègre du Vatican ) furent dignes du prestige de leur nom. Bien des exactions, des plus horribles, furent perpétrées pour assoir le pouvoir de ces Papes. Non, nous ne sommes pas au temps de l'inquisition mais bien à notre époque !

     

    Voici quelques extraits des plus sombres affaires de la papoté qui dirige le monde, catholique, mais bien plus, le monde de l'argent. L'État du Vatican étant souverain, il garde secrets ses comptes. Les affaires de la Banque du Vatican : une bien triste banque servant aux blanchiments d'argent et aux pires magouilles que l'on puisse imaginer. Bien plus intéressant que le Da Vinci Code qui tout en étant compliqué à assimiler ne transcrit rien de véridique, les dossiers noirs du Vatican dépasse tout ce que l'on peut imaginer en matière de scandales financiers et humanitaires. 

     

    Le miracle de l'argent.

     

    A quiconque te demande, donne et à qui te prend ton bien, ne le réclame pas. Et comme voulez-vous que les hommes agissent envers vous, agissez envers eux.

    Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance vous en a-t-on ? Les pêcheurs eux-mêmes en font autant. Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez qu'ils vous rendent, quelle reconnaissance vous en a-t-on ? Même les pêcheurs prêtent pour qu'on leur rendent l'équivalent. Luc, VI.

     

    ... Le jour même de la ratification des Accords du Latran (11 février 1929), Pie Xi pose deux gestes qui vont marquer à jamais le futur du catholicisme romain. D'abord il fonde une nouvelle institution financière qu'il baptise Administration spéciale du Saint Siège. La seule mission de cette institution étant de préserver la " donation de Mussolini " de façon à ce que la richesse que l'Église vient de retrouver ne prenne pas directement le chemin des poches des amis des proches des fonctionnaires du Vatican ou qu'on ne la dilapide pas dans des causes sociales, par exemple pour nourrir les affamés ou trouver un toit aux démunis.

     

    Deuxièmement, le Pape engage Bernardino Nogara, le génie de la finance qui a réorganisé la Banque du Reich (et qui aura pour lui, contrairement aux autres, de vivre toujours très modestement, alors que des fortunes considérables lui passeront dans les mains, un peu comme Jérome Kerviel, mais à bien plus grande échelle !) pour devenir le gestionnaires et le directeur du nouvel organisme, en lui confiant le contrôle plein et entier sur les investissements.

     

    la consigne de Nogara, la nouvelle institution n'emploie pas d'ecclésiastiques pour qu'aucun intérêt paroissial ne puisse interférer avec la logique du profit financier. Le seul but de l'Administration spéciale du Saint-Siège est de générer des revenus pour rendre à l'Église richesse et pouvoir.

     

    Nogara choisit ses assistants : le marquis Enrico de Maillardoz et quatre comptables des plus grandes firmes financières italiennes...

     

    Au moment où le monde entier sombre dans le Grande crise, la première décision de Nogara est de devenir le principal actionnaire de la Banca di Roma, une entreprise dont les titres sont sans grande valeur, c'est-à-dire qui, vendus sur le marché boursier, ne rapporteraient rien ou presque rien. Puis il réussit à convaincre Mussolini d'intégrer cette banque dans un Institut pour la reconstruction industrielle (IRI). C'est là la réponse de l'Italie à la destruction qui afflige le pays. La fonction de l'IRI est de fournir du capital aux entreprises pour stimuler la croissance économique. Tous les investissements sont garantis par le gouvernement. Avec cet accord, les titres de la Banca di Roma reprennent de la valeur et le Vatican, qui est actionnaire majoritairement, peut se vanter d'empocher une petite fortune : 632 millions de dollars.

     

    L'affaire de la Banca di Roma n'a pas retenu l'attention des historiens de l'Église. Elle représente pourtant une évolution théologique importante au sein de l'Église romaine. Le Saint Siège se retrouve à pratiquer l'usure, et l'usure représente l'un des péchés les plus graves dans la tradition catholique.

     

    " L'usure ", écrit saint-Ambroise, é c'est tout ce qui s'ajoute au capital. "Toucher des intérêts sur des prêts ou des investissements est une pratique que condamnent différents conciles, celui de Nicée (324), de Carthage (371), d'Orléans (538) et de Clichy (626). Le canon 36 du concile d'Aix, en 789, confirme cette règle et le troisième Concile du Latra (1179) déclare que " les usuriers n'ont pas le droit de communier et s'ils meurent, ils n'ont pas droit à un enterrement chrétien ". Benoît IX condamne les usuriers comme hérétiques dans son encyclique Vix pervenit, promulguée le 1 novembre 1745.

     

    Ce qui autrefois était qualifié de " manifestation la plus grave de cupidité débridée " est désormais approuvé par sa Sainte Mère l'Église non pas pour le bien des croyants mais pour le sien. "

     

    En 1935, le Vatican devient en Italie l'actionnaire le plus important des entreprises garanties par l'État et ces actions vont lui rapporter des millions en intérêts.

     

    Une des sociétés que le Vatican finit par contrôler, Italgas, devient le seul fournisseur de gas naturel dans de nombreuses villes de la péninsule. La sociétà Generale Immobiliare en est une autre, une des plus vieilles entreprises italiennes du bâtiment. Plus tard cette société deviendra un conglomérat international qui contribuera à renverser des gouvernements, à créer le chaos économique dans le monde entier et qui va mêler le Vatican à toutes une série de scandales.

     

    Quand le Deuxième Guerre mondiale éclate, le Vatican a des intérêts importants dans le textile, l'acier, les mines, les produits agricoles, les engrais, l'industrie du bois, la céramique, les chemins de fer, les scieries, les pâtes alimentaires, le téléphone et les télécommunications. La liste de ces entreprises soixante-dix pages de grands livres de comptes. Parmi ces entreprises, nombreuses sont celles qui fabriquent des produits qui s'accordent bien mal avec les enseignements de la religion catholique : des bombes ou des tanks, par exemple, et même des contraceptifs. Mais ce que l'on condamne en chaire sert à alimenter le comte en banque.

     

    En 1935, quand Mussolini a besoin d'armes pour envahir l'Éthiopie, une bonne partie de celles-ci proviendra d'une usine que Nogara a achetée pour le Saint-Siège...

     

    Dans les dernières années, elle a été source de scandales internationaux impliquant des milliards de dollars et beaucoup de sang versé. Cela a fait l'objet d'innombrables enquêtes, de rapports et de best-sellers. Elle reste la cible de nombreuses poursuites judiciaires, dont plusieurs ont été déposées par des victimes de l'holocauste : on accuse le Vatican de posséder de l'or ayant appartenu aux nazis, d'avoir organisé des filières d'exfiltration pour les nationaux-socialistes et blanchi de l'argent mal acquis. Mais la banque du Vatican reste imperméable aux procès et aux accusations. Elle est l'organe financier d'un État souverain.

     

    Contrairement aux comptes de toutes les autres institutions financières, ceux de la Banque du Vatican ne font l'objet d'aucune vérification, ni de la part d'instances internes du Vatican ni de la part d'instances externes. Plus étrange encore, la Banque du Vatican détruit tous ses dossiers tous les 10 ans, si bien que son fonctionnement reste toujours libre de tout examen mené par des instances publiques ou des individus.

     

    Quiconque cherche des informations sur la banque, et même sur sa structure d'entreprise, ne trouvera sans doute pas autre chose d'autre que des classeurs vides dans les archives du Vatican.Comme son fonctionnement est secret, des millions peuvent fort bien y être déposés puis disparaître ensuite sur des comptes numérotés en Suisse. C'est un système sur mesure pour les fonds frauduleux : l'argent de la mafia et l'or des nazis. Il fera ses preuves.

     

    Comme la fortune était venue grâce aux fascistes, Pie XII voit aussi dans l'Axe une possibilité d'étendre sa puissance spirituelle vers l'Est. Le 6 avril 1941, Hitler envahie la Yougoslavie en même temps qu'il attaque la Grèce, bombardant la ville ouverte de Belgrade et tuant des milliers de civils. Quand la Wehrmarcht fait une entrée triomphale à Zagreb le 10 avril, Hitler donne l'ordre de partager le pays vaincu en deux. Il détache la Croatie catholique de l'autorité de la Serbie orthodoxe. Les cloches des églises carillonnent dans tout le pays, accompagnant la joie des vainqueurs et la presse catholique publie un véritable hymne de louanges adressé à Hitler...

     

    Pour Pie XII, tout cela revêt une importance tout à fait fondamentale. La Croatie représente une aventure politique exceptionnelle, l'occasion de réaliser le rêve des Croisades : la création d'un royaume catholique dans les Balkans. Selon les enseignements de tradition catholique, le nouvel État est gouverné par un pouvoir civil et religieux...

     

    Une page d'Histoire peu glorieuse.

     

    Mai 1941 la Croatie promulgue des lois antisémites, interdit leur mariage avec des Aryens. Les syndicats sont interdits; la liberté de parole est supprimée; et la presse devient la voix du régime du Pape. Prêtres et religieuses rassemblent les enfants et les font marcher en formation presque militaire pour saluer les portraits de Pavelic (représentant du Pape), d'Hitler et de Mussolini. On impose la doctrine catholique dans toutes les écoles et institutions de l'État. Les juifs doivent porter l'étoile de David cousue sur leur vêtements. Les Serbes orthodoxes n'ont plus le droit de tenir leurs offices religieux. A l'entrée des parcs et dans tous les moyens de transports publics, on voit apparaître des affiches où l'on peut lire : " Entrée interdite aux Serbes, aux juifs, aux tsiganes et aux chiens. "

     

    Mais ces mesures ne suffisent pas à réaliser le rêve d'une nouvelle Croatie. On adopte alors une politique permettant le massacre de masse de tous les " indésirables ". Ces " indésirables ", ce sont tout simplement tous ceux qui ne sont ni aryens ni membres de l'Église catholique. Le 22 juillet 1941, le ministre de l'Éducation, confirme officiellement l'intention de génocide en déclarant : " Nous tuerons un tiers des Serbes, nous en déporteront un autre tiers, quant à ceux qui restent, nous les obligeront à embrasser la foi catholique romaine.

     

    Le projet de nettoyage ethnique est ambitieux. Le nouvel État comprend de nombreux groupes ethno-religieux qui doivent être éliminés. Sur une population de 6,7 millions d'habitants, seuls 3,3 millions sont des Croates catholiques. Il y a deux millions de Serbes orthodoxes, 700000 musulmans et 45000 juifs.

     

    En quelques mois, les camps de la mort fonctionnent à plein régime... De décembre 1941 à février 1942, 40000 Serbes sont exécutés dans le fameux camp de concentration de Jasenovac. Quand l'été arrive, le camp devient plus efficace : 66000 Serbes, dont 2000 enfants, sont mis à mort.Les crématoires de Jasenovic fonctionnent nuit et jour.

     

    On installe des camps d'extermination réservés aux enfants. Plusieurs parmi les commandants et les officiers qui dirigent les camps d'extermination sont des prêtres catholiques. Le père Miroslav Filipovic, un franciscain, commande le camp de Jasenovac. Trois autres franciscains, Zvonko Brekalo, Zvonko Lipovac et Josef Culina, qui sont des officiers, aident Filipovic à superviser les exécutions de masse. En 1944, le père Brekalo reçoit du bras droit du Pape la décoration de l'Ordre de la Couronne du Roi pour services rendus à la nouvelle Croatie. De la même façon, un autre franciscain, le père Grga Blazevitch, est l'assistant du commandant du camp de concentration de Bosanski Novi.

     

     

     

    Voici quelques exemples des atrocités perpétrées : des soldats encerclent 331 Serbes et les obligent à creuser leur tombe avant de les massacrer à la hache. On ordonne à un prêtre orthodoxe qui se trouvait là de réciter la prière des morts pendant que son fils est démembré devant ses yeux. Puis on le torture. Les soldats lui arrache la barbe et les cheveux, puis lui arrachent les yeux et l'écorche vivant...

     

    Des prêtres catholiques, invariablement franciscains, non seulement encouragent ces massacres mais y prennent part. En 1941, un correspondant italien rapporte qu'un prêtre franciscain, crucifix à la main, exhorte les Oustachis (Croates) à massacrer les Serbes dans un village du sud de Banja Luka. Ce nettoyage ethnique effréné horrifie même les plus endurcis des officiers nais.

     

    Bien des horreurs et parmi les plus sinistres sont non pas l'oeuvre des paysans croates mais celle de l'intelligentsia catholique...

     

    Les massacres de masse sont une aubaine financière pour l'Église. Les églises orthodoxes, les monastères et les maisons sont pillés ; les objets de valeur sont d'abord transportés dans les églises et les monastères franciscains, et plus tard au Vatican.

     

    Mais l'holocauste en Croatie a d'autres avantages pour l'Église. les Serbes orthodoxes se convertissent massivement à la foi romaine. La méthode est simple et le confesseur d'Ante Pavelic, le père Dionizio Juric, l'explique très clairement : " Tout Serbe qui refuse de devenir catholique est condamné à mort. " le couteau sous la gorge, des foules se présentent devant les prêtres catholiques pour abjurer leur faux christianisme et recevoir le sacrement de la confession.

     

    Dans de nombreuses villes et villages de Croatie, ce sacrement se paye au prix fort. : 180 dinars. Dans le village de Jasenak, le père Ivan Mikan recueille 80 000 dinars en une seule cérémonie de conversion massive. En un an, plus de 30% des Serbes de la nouvelle Croatie se convertissent pour échapper à la mort. On dépose l'argent que rapportent les certificats de conversion à la Banque du Vatican sur les comptes des Franciscains...

     

    Malgré ses démentis catégoriques, le Vatican a donné sa bénédiction à l'holocauste de Croatie. Pie XII est bien informé de la situation - y compris des massacres, des camps de la mort et des conversions forcées - par monsignore Ramiro Marcone, son représentant personnel en Croatie. L'archevêque Stepinac envoie lui aussi régilièrement des rapports au Vatican. Dans un document officiel daté du 8 mai 1944, il prend plaisir à informer le Saint Père que, jusque-là, 244 000 Serbes orthodoxes se sont convertis à " l'Eglise de Dieu ".

     

    A la fin de la guerre, l'archevêque Stepinac est arrêté pour crime de guerre par le gouvernement yougoslave. Tout un défilé de témoins de l'accusation déclarent à Zagreb le 5 octobre 1945 que des prêtres catholiques armés de mitrailleuses sont allés convertir les Serbes orthodoxes et qu'ils les ont massacrés. La plupart de ces témoins sont des paysans et des ouvriers croates catholiques. L'archevêque est reconnu coupable et est condamné à seize ans de prison.

     

    Quand il apprend ce verdict, Pie XII crie au scandale et ordonne l'excommunication de tous ceux qui ont participé au procès. Dans la presse catholique, l'archevêque Stepinac est présenté comme le champion de la liberté religieuse qui s'est opposé aux forces impies du communisme. On disqualifie les documents qui attestent des atrocité commises par la Croatie catholique en les qualifiant soit de " propagande communiste " soit d'invention " concoctées par la Gestapo ".

     

    Le Vatican orchestre à travers le monde un grand mouvement de défense de " Stepinac le martyr ". Et cette campagne réussit. En 1951, ce dernier est relâché après un appel rendu par les Nations Unies. L'archevêque triomphant rentre à Rome où le pape l'accueille à bras ouverts et l'élève au rang de cardinal.

     

    Le 4 octobre 1998, le pape Jean-Paul II se rend en République de Croatie pour annoncer la béatification de l'archevêque Stepinac qui est mort en Croatie en 1960. La béatification est la première étape vers la sanctification. Il déclara que le défunt est " bien-aimé du Christ " et " digne de vénération ". (J'ai sauté beaucoup de crimes insoutenables, commis en son nom dans ce pays)...

     

    Les évènements de Croatie ont été noyés dans les horreurs nazies en Europe. Mais les chiffres concernant le règne des Oustachis sont à peine croyables. Entre 1941 et 1945, plus de 500 000 Serbes orthodoxes ont été massacrés dans l'État indépendant de Croatie, ainsi que 80 000 Juifs et 30 000 Tsiganes.

     

    Proportionnellement au nombre d'habitants, cela représente le massacre de masse le plus important dans les annales du XX e siècle.

     

    Mais personne au Vatican ne pourrait prétendre que cette expérience politique n'a pas été rentable.

     

     

    Paul Williams ( les dossiers noirs du VATICAN)