• La messe cannibale

     

    La Didakhé qui signifie enseignement est le premier catéchisme de l'église primitive chrétienne,écrit entre 100 et 150 de notre siècle.Il est sous titré "Doctrine du Seigneur transmise aux nations par les 12 Apôtres".

    Ce petit livre a été tenu pour inspiré par Clément d'Alexandrie et Origène,puis a mystérieusement disparu.

    Le manuscrit a été cependant retrouvé vers 1875 à la bibliothèque de Constantinople par le métropolite Bryennos.

    Selon les éditions Migne,l'eucharistie était à cette époque,un vrai repas.

    "Pour ce qui est de l'eucharistie,rendez grâces ainsi:

    D'abord pour le calice:

    Nous te rendons grâce ô notre Père,

    pour la sainte vigne de David,ton serviteur;

    tu nous as fait connaître par Jésus,ton serviteur.

    Gloire à toi dans les siècles.

     

    Pour le pain rompu:

    Nous te rendons grâce ô notre Père

    pour la vie et la connaissance 

    que tu nous as accordé par Jésus ton serviteur.

    Gloire à toi  dans les siècles.

    Après avoir été rassasiés ,remerciez ainsi: 

    Nous te rendons grâce à toi ô Père saint ,par ton saint nom

    que tu as abrité dans nos coeurs,

    pour la connaissance,la foi et l'immortalité

    que tu nous as accordé par Jésus,ton enfant.

    Gloire à toi dans les siècles.

     

    Comment donc de cette eucharistie primitive,vrai repas est-on passé  à une petite rondelle de pain  destinée à la manducation et représenter le corps du Christ ?

    Puis ajoutons à ceci, un petit coup de vin rouge censé représenter,le sang du Christ?

     

    Il est connu que le christianisme ultérieur a absorbé les croyances païennes,en les christianisant,pour se débarrasser de ses adversaires.

    Comme par exemple le solstice d'hiver fêté par les païens le 25 Décembre a été choisi pour la date de la naissance du Christ.On pourrait citer bien d'autres exemples encore.

    Selon André Neyton,dans son livre "Les clefs païennes du christianisme"

    l'eucharistie vient  des mystères du dieu Iranien Mithra .

    "Les initiés de ces mystères  devaient consommer la chair et le sang d'un Taureau,symbole du dieu Mithra.Mais ces aliments assez chers étaient souvent remplacés par du pain  et du vin qui représentaient réellement  la chair et le sang.Un tel repas sacré se voit sur un bas relief du musée du Louvre,décrit par Franz Cumont.Ainsi,les fidèles pouvaient espérer la vie éternelle".(page 124)

    Dans les écrits de Justin Martyr,éditions Migne,l'apologiste chrétien renverse le postulat:Mithra,serait un plagiat diabolique.Cependant,ce qui est diabolique,c'est la soif de martyre d'une frange chrétienne de fanatiques.

    Jamais les gnostiques chrétiens n'ont recherché le martyre.

     

    L'hostie,c'est à dire l'eucharistie est une offrande végétale offerte aux dieux.

    Grâce aux progrès de la civilisation et à l'éveil des consciences,l'offrande végétale a succédé aux sacrifices humains et animaux que tous les peuples primitifs ont pratiqué,dont les Gaulois avec les Druides en Gaule.

    Quant à la théorie de la transsubstantiation,selon laquelle le pain  et le vin  de la messe sont transformés en corps et sang de Jésus Christ,cela date du concile de Nicée en 787. 

    Ce concile s'est réuni sous la houlette de l'empereur Constantin,pour éliminer de soit-disant hérésies,la gnose et pour faire de l'Eglise la soldatesque du pouvoir temporel.Cela sert bien le pouvoir politique,car l'utilisation des armes  était interdit dans l'église primitive,selon les dits de Celse.

    Ainsi,il n'y a rien de nouveau sous le soleil:les cannibales africains  mangeaient leurs ennemis pour acquérir leurs vertus guerrières,ou bien un totem,censé représenter un dieu et en acquérir les vertus.

    Mais le cannibalisme s'est civilisé:les sacrifices humains ont disparu,d'abord avec Abraham et Isaac.Puis les juifs ont remplacé ces sacrifices humains par des sacrifices animaux dans le Temple.Puis le christianisme a remplacé les sacrifices animaux par le sacrifice végétal.Ceci n'empêche pas les églises d'encourager le sacrifice humain dans les guerres,quelles soient justes ou injustes,selon les arguties d'un St Augustin.