•  

     

     

     

     

     

     

    franceinfo avec AFP

    France Télévisions

    Mis à jour le 27/02/2019 | 08:42

    publié le 27/02/2019 |

     

    Un tribunal australien a ordonné, mercredi 27 février, le placement en détention du cardinal George Pell, au lendemain de l'annonce de sa condamnation. Le prélat de 77 ans, plus haut représentant de l'Eglise catholique condamné dans une affaire de pédophilie, est demeuré silencieux lors de l'audience de mercredi devant le tribunal de Comté de Victoria, à Melbourne, dans le sud du pays.

     

    Après l'annonce de son placement en détention, l'ancien archevêque de Melbourne et Sydney s'est incliné devant le juge et a été emmené sans menottes à l'extérieur de la salle d'audience.

     

    Le cardinal, numéro trois du Vatican, a été reconnu coupable le 11 décembre d'un chef de pénétration sexuelle et de quatre chefs d'attentat à la pudeur contre deux enfants de chœur alors âgés de 12 et 13 ans en 1996 et 1997 dans la sacristie de la cathédrale de Melbourne, dont George Pell venait d'être nommé archevêque. Pour des raisons légales, ce verdict n'a pu être annoncé que mardi.

     

    Sa peine connue le 13 mars

    Ses avocats avaient obtenu que son placement en détention, qui aurait dû intervenir en décembre, soit différé car il devait subir d'urgence une double opération des genoux. Sa défense devait initialement demander à la cour d'appel une nouvelle libération sous caution, dans l'attente de son procès en appel. Mais elle y a renoncé en indiquant qu'elle pensait qu'il était "approprié qu'il attende de connaître sa peine". Une audience en ce sens est prévue le 13 mars.

     

    Auparavant, le juge Peter Kidd avait jugé "évidente" la faute de l'ex-secrétaire pour l'Economie du Saint-Siège. "C'est un crime cruel et honteux", a dit le magistrat. "Il a impliqué un abus de confiance. Il a profité de deux jeunes garçons vulnérables. Ils avaient été confiés à l'Eglise", a-t-il rappelé.

     

     

    Par ailleurs, le Saint-Siège a annoncé mardi soir que George Pell n'était plus secrétaire à l'Economie du Vatican. "Je peux confirmer que le cardinal George Pell n'est plus préfet du secrétariat pour l'Economie", a écrit sur Twitter le porte-parole du Vatican Alessandro Gisotti, faisant référence au troisième poste le plus important du Vatican

     

    (Note:Voir aussi le livre de Frédéric Martel:"SODOMA,enquête au coeur du Vatican"aux éditions Robert Laffont (23 euros)

    Ce livre révèle la face cachée de l'église catholique et l'immense duplicité et hypocrisie des prélats:homophobes en public,ils sont homosexuels en privé)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  •  

    Le Mouvement Matricien

    Auteurs matriciens

    A Paris, l’Eglise catholique exploitait 3000 bordels et 40 000 prostituées : mères célibataires, vierges violées, veuves ou répudiées

    « On ne peut traverser le pont d’Avignon sans rencontrer deux moines, deux ânes et deux putains. » Ce célèbre adage médiéval témoigne de la vitalité du « plus vieux métier du monde » dans la cité des papes. Mais bien d’autres villes de France peuvent se targuer d’une telle réputation. S’il est certain que l’Église et l’État exploitaient les bordels et prostituées déclarées, rien n’atteste qu’ils géraient la totalité des 3000 bordels parisiens du 15e siècle, et des 40 000 prostituées parisiennes du 18e siècle, pour la plupart clandestines.

     

    BIBLIOGRAPHIE :

    Jacques Rossiaud, La prostitution Médiévale, édition Flammarion 1988

    Brigitte Rochelandet, Histoire de la prostitution du Moyen Age au XX° siècle, édition Cabédita 2007

    Séverine Fargette travaille sur le thème « Violence, justice et société en France au Moyen Age ». Elle prépare une thèse sur le conflit entre armagnacs et bourguignons (1407-1420).

    Erica-Marie Benabou, « La prostitution et la police des mœurs au XVIIIe siècle »

    Charles Jérôme Lecour, « La Prostitution à Paris et à Londres »

    Alexandre Parent du Châtelet, De la prostitution dans la ville de Paris, considérée sous le rapport de l’hygiène publique, de la morale et de l’administration : ouvrage appuyé de documents statistiques puisés dans les archives de la Préfecture de police

    Jean-Marc Berlière, La police des mœurs sous la IIIe République. Limites et réalités d’une « Police Républicaine »

    Les causes anthropologiques

    L’Église contrôle la sexualité pour garantir des héritiers légitimes

    Le Moyen-âge s’étend sur près d’un millénaire, de 476 (chute de Rome) à 1453 (fin de la guerre de Cent-Ans). Compte tenu du rôle de l’Église dans la prostitution, il est utile de marquer son début en France avec la conversion chrétienne (496) de Clovis, roi des Francs. Ce baptême marque en effet le début du lien entre le clergé et la monarchie française, dorénavant le souverain règne au nom de Dieu et seuls ses descendants légitimes (fils conçus dans le mariage) peuvent accéder au trône. La légitimité passe par la foi catholique et par les liens sacrés du mariage (seul garant de la reconnaissance de paternité). On remarquera qu’au Vatican, l’âge du mariage est aujourd’hui encore de 14 ans pour les filles, il était de 12 ans jusqu’au début du XXe siècle. Fort de l’autorité divine, le clergé catholique se donne comme mission sociale de réglementer la sexualité (virginité & chasteté). Cette réglementation se colore à la fois du rôle sexuel pervers attribué à la femme dans la chute biblique de l’homme (la pomme d’Ève) et d’une application confrontée aux débauches et contingences de l’époque (la paternité n’est plus garantie). Inutile de dire que la prostitution n’a officiellement pas droit de cité.

     

    Lire Le serpent de la tentation, compagnon de la Déesse-Mère primordiale

    En croisade contre le sexe

    Durant ce millénaire, pas moins de 25 conciles, dont quatre des conciles du Latran, vont en effet exiger la chasteté avant le mariage, condamner le plaisir sexuel et interdire les positions qui ne servent pas uniquement à la procréation. Toutefois, malgré les nombreux interdits et exigences de l’Église, tous les actes sexuels illicites se pratiquent, et pas toujours en cachette, loin de là! Ainsi en est-il de la prostitution, une pratique hautement dénigrée par l’Église, et pourtant répandue à travers toute la France, y compris par les bons offices des religieux et religieuses, avec le soutien dévoué de la noblesse…

     

    Pour prévenir les viols collectifs

    Le terme « viol » n’apparaît qu’au XVIII° siècle. Avant on parle d’efforcement ou de défloration si le viol a lieu sur une femme vierge. Le viol est très courant à l’époque médiévale, cependant peu de plaintes sont à noter : peur des représailles, honte sur la famille… Ces viols sont le fait des jeunes hommes. En bande, ces jeunes citadins « chassent la garce ». On les appelle les « hommes joyeux ». L’affirmation de la virilité entraîne fréquemment un déchaînement de violence et se traduit par des viols collectifs commis sur des femmes isolées et faibles, réputées communes. Soucieuses d’éviter ces dérapages, les autorités encouragent l’essor d’une prostitution officielle. La prostitution est un phénomène de sécurité publique et donne satisfaction aux pulsions les plus enfouies. Comme certains le disent, la prostitution est un mal nécessaire. Les prostituées ont une responsabilité sociale : défendre l’honneur des femmes « d’estat » (femme de vertu) et lutter contre l’adultère. Le prostibulum peut être alors considéré comme une institution de paix où les jeunes tempèrent leur agressivité.

     

    Femmes sans maris, femmes sans honneur

    Les femmes victimes de ses viols sont rarement des fillettes car l’homme sera réprimé très sévèrement, ni des femmes de milieu aisée car cela peut être parfois considéré comme un crime. Le plus souvent, les victimes sont des femmes célibataires, des veuves ou des épouses délaissées, des femmes qualifiées de déshonnêtes car elles n’ont plus de maris. Seul le statut d’épouse ou de mère est valorisé et reconnu. Ces femmes sont souvent issues de milieux démunis, servante ou épouse d’ouvrier car la sanction sera faible voire inexistante. Par conséquence, La femme est diffamée par le viol, elle y perd son honneur (la Fame Publica). Ainsi, une femme célibataire aura des difficultés à trouver un époux et une femme sera vraisemblablement abandonnée par son mari.

    Une nécessité sociale de la chrétienté

    Un mal nauséabond pour prévenir la fornication et l’adultère

    Saint Augustin à propos de la prostitution au 5ème siècle : « Supprimez les prostituées, vous troublerez la société par le libertinage ».

    À partir de la fin du XIIIe siècle, et ce, jusqu’au XVe, le métier est vu plutôt comme une pratique immuable. La tradition chrétienne considère la prostitution comme un moindre mal nécessaire. Les Pères de l’Église en témoignent, d’Augustin d’Hippone au IVe siècle qui estime qu’elle est naturelle et permet de protéger les femmes honorables et les jeunes filles du désir des hommes, jusqu’à Thomas d’Aquin au XIIIe siècle, qui juge qu’elle est nécessaire à la société comme les toilettes à une maison :

     

    « Cela sent mauvais, mais sans elle(s), c’est partout dans la maison que cela sentirait mauvais. »

    La prostitution est d’ailleurs tellement naturelle que, pour plusieurs théologiens, il est préférable qu’une femme y pousse son mari plutôt que de consentir à certains rapports sexuels considérés, eux, comme de graves péchés. Dans une perspective du moindre mal, ces femmes sont sacrifiées pour un bien supérieur, l’ordre public. Souvent, en effet, c’est la permanence des viols par bandes organisées qui amène les municipalités à se poser la question d’organiser la prostitution afin de canaliser l’agressivité sexuelle des hommes.

     

    Les bordels de l’Église, un mal naturel pour éviter le péché

    Au Moyen Âge, les responsables de l’ordre public, municipalités, seigneurs laïcs ou ecclésiastiques (évêques, abbés et pape), organisent progressivement la prostitution, déjà à partir du XIIe siècle, et surtout à partir du XIVe siècle, en tirant un profit financier. On trouve même des bordels possédés par des monastères ou des chapitres. La prostitution est toujours considérée comme naturelle, comme un moindre mal. Au cœur des cités méridionales, les maisons de fillettes, les châteaux gaillards et autres maisons lupanardes deviennent des institutions municipales, entretenues et inspectées par les consuls. On précisera que la majorité sexuelle est toujours de 12 ans au Vatican (elle était de 11 ans en France en 1832). En Italie du Nord, les autorités expliquent même que le recrutement de prostituées attirantes permettra de convaincre les jeunes gens de se détourner de l’homosexualité. Les villes et les bourgs ouvrent ainsi officiellement des maisons municipales de prostitution ou bien désignent les quartiers de la cité, généralement ses faubourgs, où la prostitution sera tolérée.

     

    Lire Exclusion des filles mères, mères célibataires, mères seules : avortement et abandon des enfants sans père

    Dieu vous le rendra

    Une richesse pour le clergé et les municipalités

    Les municipalités profitent de ce commerce et s’enrichissent en prélevant des taxes sur les maisons publiques ou en mettant les fillettes à l’amende. On constate souvent, en dépouillant les registres de comptes, que les loyers et les rentes tirés des maisons de prostitution sont traités au même titre que les autres revenus, y compris dans les registres des abbayes. Au XIIIe siècle, les canonistes admettent d’ailleurs la recevabilité des profits tirés de la prostitution à condition que la fille exerce par nécessité, et non par vice et plaisir. Les propriétaires des maisons, parfois des notables, n’ignorent rien des activités de leurs locataires, et encaissent sans vergogne les bénéfices. C’est le cas des familles Villeneuve et Baronnat à Lyon, de l’évêque de Langres ou de l’abbé de Saint-Etienne à Dijon.

     

    Plus lucratif que les dons des fidèles

    D’ailleurs, Voltaire rapportait que l’évêque de Genève administrait tous les bordiaux de ces terres. Dominique Dallayrac va même jusqu’à avancer que la prostitution amena plus de richesse au clergé que tous leur fidèles réunis. St-Thomas d’Aquin raconte également que des moines perpignanais organisaient une collecte de fond pour ouvrir un nouveau bordel, dont ils vantaient le mérite; « oeuvre sainte, pie et méritoire ». D’ailleurs, La chose ira encore plus loin, car en 1510, le pape Jules II fit construire un bordel strictement réservé aux chrétiens.

     

    La Chapelle Sixtine financée grâce à la taxe sur la prostitution

     

     

    Pour renflouer les finances du Vatican et payer les corporations travaillant sur la chapelle qui portera son nom, le pape Sixte IV (1414 – 1484) eut l’idée géniale de taxer toutes les prostituées et les prêtres concubinaires dans les Etats Pontificaux, y compris Rome. Cette taxe rapporta au Vatican 30.000 ducats par an. Une véritable fortune. Selon les données statistiques de 1477, il y avait 6.300 prostituées reconnues officiellement et des nombreux célibataires. Le projet avait été lancé en 1046 par le Pape Clément II, Suidger de Morsleben et Hornburg (1005-1048) d’origine allemande, qui avait obligé toutes les prostituées romaines à verser un impôt au saint-siège sur chaque rencontre avec un nouveau client.

     

    S.S. Sixte IV, un pape pédéraste, incestueux et proxénète

    Afin de profiter de cette manne financière, le pape Sixte VI (1414 – 1484) acquis lui-même une maison close devenant un proxénète. Jusqu’à son élection, Sixte IV jouissait d’une bonne réputation. Sous son pontificat, il fit l’objet de jugements controversés dus à l’emprise que ses neveux prirent sur lui. De fait, il nomma cardinal de nombreux jeunes gens, célèbres par leur beauté, parmi lesquels son neveu Raphaël Riario – cardinal à 17 ans, accusé d’être son amant. On prétendit aussi que le goût du pape pour les garçons était notoire. Le théologien Balaeus (xvie siècle) assure de manière peu vraisemblable que Sixte IV aurait donné aux cardinaux « l’autorisation de pratiquer la sodomie pendant les périodes de grandes chaleurs ». C’est ce que l’on appelait alors le « vice italien ». Aujourd’hui encore, la majorité sexuelle au Vatican est de 12 ans.

     

    La vie sexuelle des papes

    Meurtres, prostitution, pédérastie

    Tiré de « L’Écho des Cantons » no. 7, septembre 2000.

    Le palais papal, un lieu maudit

    C’est un pape aux mœurs corrompues, Léon III (du 26 décembre 795 au 12 juin 816) qui couronna à Rome au mois de décembre de l’an 800, l’empereur Charlemagne (742-814). Étant réputé pour aimer la bonne chère, le vin et surtout les plaisirs charnels, Léon III échappa à une tentative d’assassinat complotée par deux prêtres désireux de débarrasser Rome et l’Église de ce pape dépravé. Étienne IV (du 22 juin 816 au 24 janvier 817) ne fut pape que quelque mois, mais son successeur, Pascal 1er (du 25 janvier 817 au 11 février 824) mena une vie de débauche qui, pendant les sept années de son pontificat, fit de la ville sainte et du palais papal des lieux maudits où libre cours sexuel était donné a toutes formes de perversions inimaginables.

    Le lupanar privé du pape

    Venu a Rome pour se faire sacrer empereur, Lothaire (795-855), petit-fils de Charlemagne, fut scandalise par tout ce désordre et fit des remontrances très sévères a Pascal. Le saint-père promit a Lothaire de reformer ses mœurs mais des que celui-ci eut le dos tourné, Pascal Ier emprisonna deux humbles prêtres pour avoir dénoncé ses comportements pervers. Comme sentence exemplaire on leur arracha la langue et les yeux avant de les décapiter. Plus tard, le pontificat de Léon IV (du 10 avril 847 au 12 juillet 855) sembla être au-dessus de tout soupçon jusqu’au jour où certains chroniqueurs de l’époque affirmèrent que le pontife avait installé dans sa propre maison un couvent de religieuses afin de s’adonner avec celles-ci a des plaisirs sexuels  » très torrides « .

    La légende de la papesse Jeanne

     

    C’est a partir de la fin de la papauté de Léon IV que naquit plusieurs légendes a connotations sexuelles qui fortifièrent l’histoire de la papesse Jeanne. Il est très peu probable qu’une femme ait succédé a Léon IV sur le trône de la chrétienté, vers l’an 856, comme le veut la légende qui prit naissance au milieu du 13ème siècle, et racontée par l’entremise des chants des troubadours et des ménestrels.

     

    Un pape gay en prison, assassiné par ses « mignons »

    Celle-ci fut vraisemblablement inspirée par l’histoire malheureuse d’un pape dévergondé du nom de Jean VIII (du 14 décembre 872 au 16 décembre 882). Jean VIII fut reconnu comme étant un pape débauché qui fut jeté plusieurs fois en prison parce qu’il ne s’occupait pas de ses charges pontificales. Ce pape homosexuel, qui aimait les jeunes garçons, connut une fin tragique aux mains des membres de la famille de l’un de ses  » mignons  » qui, trouvant que le poison qu’ils lui avaient administre n’agissait pas assez vite, lui fracassèrent le crane a coup de marteau.

    Un pape drag-queen

    Les soeurs de la perpétuelle indulgence - solidays 2011

     

    D’autres sources mentionnent qu’au milieu du 9ième siècle, un prêtre anglais du nom de John, un homosexuel reconnu, avait gagne la faveur des cardinaux de Rome, a un point tel qu’il a failli être élu pape a la mort de Léon IV en l’an 855. C’est probablement a la mémoire de ce John aux allures très efféminées, communément appelé Jeanne par ses intimes, que naquit la légende de la papesse qu’on disait d’origine anglaise. Les troubadours et les ménestrels du 13ieme siècle ajoutèrent a cette histoire, en signe de dérisions et de moqueries, que John aurait pu accoucher d’un enfant le jour même de son couronnement car rien dans son comportement sexuel n’indiquait « … qu’il est un homme … ». Ainsi fut fomenté dans la confusion et par les esprits tordus la légende de la célébré papesse Jeanne.

    Rome, ville du vice et de la débauche

    Le calme revint a Rome sous le pontificat de Jean IX (du mois de janvier 898 a janvier 900) mais ce fut de courte durée car lorsque Benoît IV prit le trône de Saint-Pierre (du mois de février 900 au mois de juillet 903) la corruption redevint maîtresse dans la  » Cite éternelle » pendant, hélas, de très nombreuses décennies. Afin d’illustrer avec plus de précisions cette ambiance qui régnait a Rome pendant tout le 10ème siècle, citons ce roi d’Angleterre, Edgar dit le Pacifique (944-975) qui, s’adressant a ses évêques, donna une description peu flatteuse de ce qu’il avait vu lors d’un de ses voyages dans la ville des papes.

     » On ne voit a Rome que débauches, dissolution, ivrogneries et impuretés … les maisons des prêtres sont devenues les retraites honteuses des prostituées, des bateleurs, jongleurs, équilibristes, acrobates, etc… et des sodomites (homosexuels) … on joue nuit et jour dans la demeure du pape … les chants bachiques (chansons a boire), les danses lascives et les débauches de Messaline ont remplacé jeûnes et prières. C‘est ainsi que ces prêtres infâmes dissipent les patrimoines des pauvres, les aumônes des princes ou plutôt, le prix du sang du Christ. » – Edgar dit le Pacifique (944-975), roi d’Angleterre

    Messaline est l’épouse de l’empereur romain Claude (10-54), elle était reconnue pour se livrer a de la débauche de toutes sortes et même a la prostitution. Se sentant bafoué, son mari la fit assassiner lorsqu’il apprit qu’elle s’était mariée avec son jeune amant Silius.

    Jean XII : le pornocrate

    Jean XII est assurément un des papes ayant le plus choqué ses contemporains. Plusieurs fois d’ailleurs, des chroniqueurs l’ont qualifié « d’antéchrist siégeant dans le temple de Dieu ». Né Octavien, il accède à la papauté à l’age de 18 ans sous le nom de Jean XII. Le jeune pape est perçu comme un être grossier qui s’adonne à la débauche, transformant le palais du Latran en un véritable bordel. Déposé par un synode d’évêques qui le déclare coupable de sacrilège, de meurtre, d’adultère et d’inceste en 963, Jean XII parvient cependant à reprendre l’avantage sur Léon VIII, élu à sa place. Une légende raconte qu’il est mort d’une crise d’apoplexie en plain acte sexuel avec une femme mariée.

     

    La famille maudite des Borgia

    Borgia est le nom italianisé de la famille Borja, originaire du Royaume de Valence (Espagne), qui a eu une grande importance politique dans l’Italie du XVe siècle. Elle a fourni deux papes, ainsi que plusieurs autres personnages, dont quelques-uns ont acquis une fâcheuse renommée. La famille Borgia subi une réputation sinistre qui aurait été forgée par ses ennemis politiques. Les Borgia furent accusés d’empoisonnement, de fratricides, d’incestes… Ils furent les symboles de la décadence de l’Église à la fin du Moyen Âge.

    Enfants illégitimes, bordels et inceste

    C’était une puissante famille italo-espagnole de la Renaissance, dont sont issus des personnages célèbres qui étaient des champions de la « chasteté héréditaire ». Quelques exemples : un cardinal qui eut trois enfants, un pape qui en comptait neuf, et une duchesse qui accoucha de huit hommes différents dont, probablement, le pape et le cardinal déjà mentionnés, qui étaient, en plus, son père et son frère. Tristement célèbres. On les appelle Borja en Espagne, Borgia en Italie. Un nom qui, dans la Botte, jouit d’une très mauvaise réputation, non sans raison : le cardinal César (1475-1507), une fois abandonné l’habit de pourpre, devint un homme politique et un militaire au cynisme proverbial, qui inspira Le Prince de Machiavel. Son père Rodrigo (1431-1503), alias le pape Alexandre VI, réduisit Rome à une ville-bordel que Luther compara ensuite à Sodome ; enfin, la duchesse Lucrèce (1480-1519), intrigante et peut-être incestueuse, passa à la postérité comme un archétype de féminité négative.

     

    Le pape du diable

    Pope Alexander Vi.jpgAlfonso Borgia est intronisé pape sous le nom de Calixte III de 1455 à 1458. Il a un fils illégitime, François Borgia, cardinal-archevêque de Cosenza. Son neveu, Roderic Llançol i de Borja, le rejoint en Italie où il prend le nom de Rodrigo Borgia. Il est pape sous le nom d’Alexandre VI de 1492 à 1503. Un des témoins les plus crédibles de la conduite scandaleuse du pape Alexandre Borgia est Jean Burckhardt (ou Burchard), de Strasbourg. Ce prélat, maître des cérémonies de la cour pontificale, tint de 1483 à 1508, un journal très précis relatant jour par jour, parfois même heure par heure, tous les événements se passant au Vatican.

     

    Au moins 6 enfants illégitimes

    En 1470, alors qu’il a déjà été ordonné prêtre, Rodrigo Borgia fait la connaissance de Vannozza Giovanna Cattanei, jeune patricienne romaine, qui lui donnera ses quatre enfants préférés (Jean ou Joan, César, Lucrèce, et Geoffroi ou Jofre). En 1489, nouvelle liaison avec la jeune et jolie Giulia Farnèse qui n’a que 15 ans, dont la demeure était directement reliée à Saint Pierre. Rodrigo Borgia a alors 58 ans. De leur union naîtra une fille, Laura, qui sera présentée comme l’enfant légitime d’Orso Orsini, époux officiel de Giulia Farnèse. Il avait déjà eu un fils Pedro-Luis de Borja légitimé par Sixte IV. Une troisième amante, disait-on, était peut-être sa propre fille Lucrèce (1480 – 1519). Elle est célèbre pour sa beauté autant que pour ses mœurs dissolues : un fils né de ses amours incestueuses avec son frère César, quelques bâtards, une activité d’empoisonneuse, etc.

    Viol sodomite et danses orgiaques de 50 prostituées

     

     

    Les orgies étaient pour Alexandre VI, une distraction à plein temps, sans discrétion aucune, sans discrimination de classe ni tabou de parentèle. Francesco Guicciardini rapporte un épisode au cours duquel le pape attire au Château Saint-Ange le jeune et beau Astorre Manfredi, seigneur de Faenza, qu’il viole et fait jeter dans le Tibre. Mais il pourrait également s’agir de César Borgia qui tenait prisonniers les deux frères Manfredi. Les scandales continuent au Saint-Siège, et ce malgré les remontrances du frère dominicain Jérôme Savonarole :

     

    «Arrive ici, Eglise infâme, écoute ce que te dit le Seigneur […]. Ta luxure a fait de toi une fille de joie défigurée. Tu es pire qu’une bête: tu es un monstre abominable»

    Sans scrupules, ni remords, Alexandre VI fait face : Savonarole est arrêté, torturé et meurt sur le bûcher le 23 mai 1498. Selon Jean Burckhart, témoin muet, mais indigné, la débauche du pape Alexandre et de sa progéniture atteint son paroxysme en cette nuit orgiaque du 31 octobre 1501 avec l’évocation de la danse de cinquante prostituées entièrement nues et d’un concours arbitré par César et Lucrèce pour évaluer et récompenser les prouesses de virilité des assistants. Les dépêches envoyées aux cours d’Europe par leurs ambassadeurs et figurant dans de nombreuses archives diplomatiques confirment l’incroyable témoignage du Père Burckhardt. On comprend dès lors pourquoi tant de récits faisant référence à des pactes avec le Diable ont pu circuler à la mort d’Alexandre VI.

     

    Les types de prostitution

    Les historiens, scientifiques et sociologues Lombroso et Ferrero (1896) ont classifié la prostitution médiévale en quatre catégories :

     

    Les plaisirs charnels du Christ

    La prostitution sacrée issue du culte antique de la femme, avec, au début du Ve siècle, les nicolaïtes, femmes qui, attendu l’incarnation du Christ, prônaient que Jésus fait homme avait dû éprouver lui-même les voluptés du corps. Unies aux gnostiques, elles ont essaimé jusqu’au XIIe siècle, en plusieurs sectes vouées au contentement de la chair. En 1373, réapparaît en France une de ces sectes, anciennement les Picards devenus les Turlupins dont le plaisir était de forniquer en public. Dans le catholicisme, les femmes stériles et les maris impuissants ont longtemps prié les Saints Paterne, Guerlichon ou Guignolet, dignes héritiers du dieu Priape, dieu de la virilité, de la fertilité et de l’amour physique. Même réprouvées par l’Église, ces pratiques se sont poursuivies qu’à la Révolution.

     

    Garnir la couche de son hôte avec ses serfs

    Le second type de prostitution est appelé prostitution hospitalière : elle découle des coutumes ancestrales de l’hospitalité qui consistaient à « garnir la couche » de son hôte. Plus rarement pratiquée chez les paysans, elle était largement répandue chez les nobles et de nombreuses soubrettes et paysannes, tenues en servage, se prostituaient ainsi contre leur gré.

     

    Une épouse en CDD

    Le troisième type est la prostitution concubinaire. Le concubinage n’a jamais été, dans la France catholique, béni religieusement. C’est le versement d’une pension d’entretien qui servait de contrat nuptial que seuls un divorce ou la mort pouvaient rompre.

     

    Enfin, on trouve, sous quatre formes, la prostitution civile :

     

    • Les bordels privés de la noblesse et du clergé : L’abbé, l’abbesse, l’évêque, le baron, le seigneur féodal accueillent chez eux l’équivalent d’un bordel généralement payé par leurs fidèles ou leurs vassaux; les deux sexes y sont couramment représentés;

     

    • Les paysannes au service sexuel des curés : Dans les monastères, les bons pères réquisitionnent régulièrement les paysannes des alentours qu’ils convainquent de se taire de peur des foudres divines;

     

    • Les nonnes-putains pour un dieu proxénète : Plusieurs mères supérieures des couvents persuadent leurs religieuses de se prostituer pour amasser, au nom de leur divin époux auquel elles ont de toute façon livré à tout jamais leur corps vertueux, quelques compléments à la dîme;

     

    • Femmes-objets pour payer les impôts : Au Moyen-âge, le royaume de France est loin d’être consolidé et les guerres entre prétendants à la royauté livrent la paysannerie à des impôts ruineux, dont la taille. Plusieurs fuient la campagne pour la ville où la misère qui sévit contraint filles et jeunes femmes orphelines, abandonnées ou vendues, veuves et épouses désespérées à livrer leur corps en pâture. La prostitution foisonne avec ses classes de prostituées.

     

    Le statut des prostituées

    Durant la période médiévale, la quasi-totalité des prostitués est constituée de femmes. La prostitution masculine fleurit aussi, mais seulement dans la clandestinité en raison de la sévère condamnation de l’homosexualité par l’Église. Cette dernière entretient à l’égard des femmes un double discours qui explique, en grande partie, l’ambivalence de ses prises de position. La femme est certes synonyme de tentation et de luxure, mais curieusement elle occupe un rôle social plus égalitaire que celui qui va redevenir le sien à la Renaissance.

     

    La prostitution civile revêt quatre motifs, explicatifs des divers statuts et mécanismes différents de répression :

     

    La luxure qui découle de la prostitution sacrée. Ses adeptes sont considérés comme des hérétiques et châtiés par l’Église et le pouvoir;

    La pauvreté, lot des femmes démunies. Cette forme est plus ou moins tolérée par l’Église selon la sévérité de ses cardinaux du moment et réglementée par le pouvoir seigneurial ou royal selon ses humeurs et pénitences;

    Le concubinage, lot de femmes devenues courtisanes, protégées par leurs concubins et par les apparences d’une vie de rentière; certaines prostituées de haut rang peuvent s’afficher dans la cour des gens de la noblesse. On peut d’ailleurs difficilement d’apparence les différencier d’autres femmes de leur entourage, même si la plupart du monde connaît leur identité;

    Le commerce dont l’exercice est orchestré par des sources diversifiées : clergé, noblesse, bourgeoisie, tenanciers ou tenancières. Le clergé va, de temps à autre, procéder à de sévères répressions dans ses rangs, la noblesse graduellement se défaire de ses propres bordels pour choisir le concubinage ou la fréquentation plus ou moins discrète des maisons de débauche.

    Les filles légères « prostitution libérale » : Ces filles travaillent pour leur propre compte, elles vont d’hôtel en hôtel ou possèdent leur propre chambre. Ces femmes deviennent petit à petit des courtisanes : prostituée de luxe, maîtresse de riches marchands ou notables. Les courtisanes deviennent réellement importantes à la fin du XV°.

    Lire La prostitution mondaine, une valeur éducative du patriarcat traditionnel avant le mariage

    Carrière d’une fille de joie

    Mères célibataires, vierges violées, veuves ou répudiées

    Les prostituées le sont pour des raisons financières, parce qu’elles sont sans ressources pour une raison ou une autre : tel est le cas pour les étrangères à la ville, les migrantes venant de la campagne, les filles exclues du système matrimonial parce qu’elles ont été violées, parce qu’elles sont des servantes enceintes et chassées, parce qu’elles sont veuves ou abandonnées. Mais il existe aussi une prostitution moins miséreuse, de femmes qui reçoivent discrètement chez elles des hommes de bonne condition, et que le voisinage tolère plus ou moins bien. La plupart des prostituées le sont, comme de nos jours, par utilité ou obligation. Dans ce contexte, la très grande majorité des prostituées est cantonnée dans les basses classes de la société, même si quelques-unes d’entre elles, devenues maîtresses de gens importants, parviennent à y échapper.

     

    Ne pas ressembler à une épouse légitime

    Faire commerce de ses charmes est longtemps vu comme une profession comme une autre. Les «putassières » demeurent cependant facilement identifiables. Il leur est, en effet, interdit de porter vêtements ou accessoires démontrant le luxe. Broches, fourrures et autres vêtements peuvent leur être sommairement confisqués.

     

    L’abbesse encaisse un tiers des gains pour un toit

    Les filles de joie racolent à peu près partout : bains publics, boisés, buissons, ruelle ou rue réservées à leur pratique, cour des nantis et autres endroits insolites. Cependant, les lieux dédiés aux habitués sont les bordels municipaux, que l’on appelle à cette époque «bourdeaux» ou «bon hostel». Ils sont souvent administrés par une maquerelle, souvent une femme mariée, appelée «abbesse», douce vengeance contre le clergé. Cette dernière encaisse le tiers des gains de ses filles en échange de leur pension. Il est donc très aisé de trouver remède à une envie pressante…

     

    La contraception naturelle

    Les pratiques sexuelles, pour ce que l’on peut en savoir, semblent être communément orales, anales, manuelles et interfémorales, les femmes fuyant le rapport vaginal pour des raisons contraceptives.

     

    Fin de carrière : abbesse, mariage ou couvent

    La fin de « carrière » est estimée autour de la trentaine, mais aucune source ne permet d’affirmer cet âge. Dès lors que les filles ne peuvent plus se prostituer, plusieurs choix de vie s’offrent à elles :

     

    Devenir à leur tour tenancière – abbesse

    Retraite dans le repentir « fondation Sainte Marie Madeleine

    Le plus souvent, c’est le mariage qui les fait sortir de leur condition. En effet, épouser une fille de joie est considéré comme une œuvre pieuse par l’Eglise.

    La répression du vice

    Mais toléré au nom de la morale conjugale schizophrène

    Le rôle joué par l’Église et particulièrement ambigu. D’une part, et ce, depuis Saint-Au­gustin, elle voit la prostitution comme un mal inévitable qu’on ne peut enlever d’une société sous peine d’avoir d’autres maux. D’autre part, par son obligation morale, elle réprime à l’aide de ses tribunaux ecclésiastiques non pas les prostituées, mais les tenanciers et autres entremetteurs au nom de la morale conjugale.

     

    Les putains des soldats de Dieu

    En ces temps de guerres et de croisades, notons que les soldats et les croisés ne font pas exception à la tentation : un cortège de femmes suit l’armée, même celle de Dieu, lavandières comme prostituées. Les phases de défaites correspondent à un redressement des mœurs et vice-versa. Il faut comprendre que, lorsque les troupes commencent à perdre, les autorités le mettent sur le dos de leur honteuse débauche. Cependant, lorsqu’elles gagnent, les interdictions sont levées, et ainsi de suite, de victoires en défaites. Chose certaine, il y a du travail pour ces filles de joie qui vont parfois jusqu’à planter leur tente parmi celles des soldats. Leur réputation est cependant mauvaise, Jeanne d’Arc, par exemple, chassa les ribaudes qui suivaient son armée.

     

    Esclaves rasées pour laver leurs péchés

    Entre 1254 et 1269, Louis IX décide quand même d’éradiquer toute prostitution. Des lois qui permettent alors aux autorités d’incarcérer les demoiselles de joie sont mises en vigueur. Les prostituées qui sont capturées sont cependant envoyées dans des prisons toutes spéciales, où les conditions de vie sont misérables. Confiées à la garde de religieuses acariâtres et sadiques qui se croient désignées pour conjurer le vice, elles ont la tête rasée pour les humilier et on les fait travailler en quasi esclavage souvent jusqu’à une mort prématurée.

     

    Lire Les couvents de la Madeleine : camps de concentration pour mères célibataires et femmes libérées

    1254 : Ordonnance de Louis IX interdisant la prostitution, les personnes prostituées sont expulsées des villes et tous leurs biens sont saisis, jusqu’aux vêtements; et les proxénètes sont punis par des amendes équivalentes à une année de loyer.

    1256 : Nouvelle ordonnance de Louis IX qui revient sur l’interdiction stricte de la prostitution. La personne prostituée n’est plus que reléguée hors des murs des cités et loin des lieux de culte.

    En 1269, Saint Louis, qui s’apprête à embarquer pour la huitième croisade, demande à nouveau d’extirper le mal du royaume. À nouveau, la clandestinité des prostituées et le désordre créé font fléchir le roi qui fait ouvrir des centres de reclassement pour les femmes publiques à Paris. Le pragmatisme fait d’ailleurs que les filles publiques sont non seulement admises, mais subsidiées pendant la huitième croisade. Les livres de comptes royaux font état de 13000 prostituées à payer pour le suivre à la guerre…

    L’inefficacité de la répression est patente. A la fin du Moyen Age, filles publiques, secrètes ou vagabondes pullulent dans les rues des villes, investissent étuves et hôtels princiers. Le temps où ces femmes, jugées impures, étaient interdites de mariage, semble désormais dépassé ; mais à bien y réfléchir, les ordonnances de Saint Louis étaient déjà en leur temps parfaitement irréalistes.

     

    Prisons pour prostituées, fornicatrices, adultères, pauvresses et célibataires

    Du XVIIe au XIXe siècle, la période moderne est marquée par la volonté de lutter contre la prostitution. Parfois les mesures visent son éradication, par l’emprisonnement ou le bannissement. Mais beaucoup de ces mesures sont assez vite oubliées ou pas du tout appliquées. Certains comportements sont nouveaux : des asiles s’ouvrent pour les femmes repenties, que vont bientôt rejoindre celles que l’on considère comme risquant de tomber dans la prostitution parce que pauvres et célibataires. Des ordonnances précisaient même de n’admettre que les jolies filles, les laides « n’ayant pas à craindre pour leur honneur ». L’Angleterre, puis l’Espagne, créent de tels établissements. En 1658, Louis XIV ordonne d’emprisonner à la Salpêtrière (Hôpital Général) toutes les femmes coupables de prostitution, fornication ou adultère, jusqu’à ce que les prêtres ou les religieuses responsables estiment qu’elles se sont repenties et ont changé.

     

    La Salpêtrière de Paris sous l’Ancien Régime : lieu d’exclusion et de punition pour femmes

    A son ouverture, en 1656, la Salpêtrière de Paris s’impose comme le plus grand établissement d’enfermement de femmes à l’époque moderne. Elle est chargée d’accueillir les femmes, jeunes filles et enfants mais aussi des couples sans ressources. En 1666, dix ans après l’édit d’établissement, la Salpêtrière accueillait 2322 pauvres. En 1684, Louis XIV ajouta à l’hospice, une prison, la « maison de force », pour les femmes prostituées, débauchées et condamnées, à laquelle on adjoignit un bâtiment pour les femmes et les filles détenues à la demande de leurs maris ou de leurs parents. La Salpêtrière comporta donc : un hospice et une prison pour les femmes.

     

    Les pauvres mendiants qui ne se seront pas rendus à la Pitié dans les délais prévus y seront amenés de force par les officiers de police. La loi interdit la mendicité « à peine du fouet contre les contrevenants, pour la première fois ; pour la seconde, des galères contre les hommes et garçons, et du bannissement contre les femmes et filles ».

     

    Pour changer la morale et les mœurs des femmes égarées

    Dès le règlement du 20 avril 1684, une nouvelle catégorie de la population parisienne est à enfermer : les femmes débauchées. Et c’est à la Salpêtrière qu’elles devront être « enfermées ». Comme la mendicité, la débauche et la prostitution sont combattues avec acharnement pendant tout le XVIIe siècle. Outre la déportation dans les colonies, l’Hôpital général devient le principal mode de mise à l’écart des prostituées jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Les prostituées étaient déjà mises en cause dans le 101e article de l’ordonnance de 1560 promulguée par François II puisque cette ordonnance interdisait tout simplement la prostitution. Cette mesure aurait été prise suite à la progression rapide de la syphilis. Et c’est tout naturellement qu’on s’est attaqué à ce qui ne pouvait être qu’à la base de ce développement : la prostitution. Sous couvert de santé publique on épurait ainsi les rues de Paris d’un autre fléau, la « débauche publique et scandaleuse ». Les mesures d’internement contre les débauchés se multiplient dans ce siècle de moralisation de la société. Des maisons de force avaient déjà été créées et aménagées pour les débauchées. Ces établissements étaient ouverts, théoriquement, aux seules volontaires, et avaient pour objectif de changer la morale et les mœurs de ces femmes égarées. Le roi prévient que « les femmes d’une débauche et prostitution publique et scandaleuse, ou qui en prostituent d’autres, seront renfermées dans un lieu particulier destiné pour cet effet dans la maison de la Salpêtrière ». Les débauchées pourront y être enfermées sur décision de justice. Après l’ordonnance du roi du 20 avril 1684, un inspecteur est chargé de la police des mœurs. Il est chargé, jour et nuit, de les arrêter et de les conduire au dépôt Saint-Martin, passage obligé des futures condamnées. Le lendemain, les femmes arrêtées comparaissent à l’audience du grand Châtelet. Les femmes condamnées, escortées par des archers, sont alors emmenées en charrette, dont les planches sont recouvertes de paille, à travers les rues de Paris, à la vue de tous, jusqu’à la Salpêtrière.

     

    Pour réprimer la libération des femmes

     

     

    Avec le XVIIIème siècle, une grande liberté des mœurs oblige la société à réagir. La police va être une grande pourvoyeuse de nos hôpitaux : se moquer du roi, de la religion, contrevenir à l’ordre public, désobéir à l’autorité paternelle, manquer à l’honneur familial, se débarrasser de sa fille ou de sa femme, être protestante, hérétique, révoltée ou troubler l’ordre public sont très souvent des fautes méritant l’incarcération des femmes à la Salpêtrière. C’est de plus en plus un bagne pour les femmes avec des travaux forcés et de sévères châtiments. Pourtant dans le même temps apparaît une timide humanisation avec l’arrivée de Tenon à la Salpêtrière en 1748. Il va y améliorer l’hospitalisation de ses malades. Quant aux folles, elles arrivent à la Salpêtrière pour y achever, souvent enchaînées, le reste de leur vie.

     

    La déportation des filles de honte

    Les fillettes abandonnées à la naissance étaient recueillies, élevées, éduquées, placées pour un travail et mariées par l’institution après enquête sur le conjoint (« les noces des orphelines »). Colbert trouva bon de peupler nos nouvelles colonies d’Amérique avec quelques-uns de ces jeunes orphelins et orphelines en les mariant « à la chaîne » (60 couples dans une matinée) lors de grandes cérémonies à l’église Saint-Louis de la Salpêtrière. Cette pratique s’est poursuivie sous la Régence. L’Angleterre commence à déporter aux Antilles les filles des maisons fermées : elles sont 400 après la fermeture des maisons de Londres en 1650 ; on estime à 10 000 celles qui rejoignent de force l’Amérique de 1700 à 1780. L’aristocratie européenne semble particulièrement violente dans sa façon de vivre la sexualité et, contrairement au Moyen Âge, on a pour ces siècles des récits de brutalité dans les établissements où orgies, coups, flagellation, débauche de mineurs sont courants. La société dans son ensemble est caractérisée par la violence sexuelle et, dans les campagnes comme dans les villes, des bandes organisées attaquent les femmes isolées pour des viols collectifs accompagnés de sévices.

     

    Un métier commun

    3000 bordels parisiens

    Force est de constater que, malgré les interdictions et les principes moraux, tous les niveaux des autorités civiles et religieuses comptabilisent les revenus des bordels qu’ils gèrent sans scrupule, à titre de revenus standards, comme les taxes ou les dons. À la fin de Moyen-âge, au temps du poète et brigand François Villon (1431-1463?), Paris compte plus de 3000 bordels. Pendant très longtemps, on prétexte que la prostitution est un exutoire pour éviter le viol et l’adultère. C’est pourquoi elle est alors tolérée et pourquoi l’Église tente de réhabiliter les pécheresses repentantes.

     

    13% des femmes se prostituent

    À la veille de la Révolution française, on évalue à 30 000 les simples prostituées de Paris et à 10 000 les prostituées de luxe ; à Londres, elles seraient 50 000, ce qui est une preuve de l’échec des mesures de répression. A la fin du XVIIIe siècle, on évalue à 40 000 le nombre de personnes prostituées à Paris (13 % de la population féminine). Pour mesurer l’ampleur du phénomène, la plupart des historiens contemporains soulignent que si la proportion de prostituées était la même aujourd’hui (environ 13 % des femmes), on aurait pour Paris intra-muros une population de plus de 100 000 prostituées.

     

    Un quart de parisiens clients : des recettes juteuses pour l’État

     

     

     

    La IIIe République est l’âge d’or des maisons closes qui font partie intégrante de la vie sociale. L’État, et notamment le fisc profitait de ce commerce en prélevant 50 à 60 pour cent sur les bénéfices. À Paris, ils sont environ 200 établissements officiels, sous le contrôle de la police et des médecins, ainsi que d’innombrables bordels clandestins qui comptent alors 15 000 prostituées. De 1870 à 1900 environ, il y a 155 000 femmes officiellement déclarées comme prostituées, mais la police en a arrêté pendant la même période 725 000 autres pour prostitution clandestine (soit 30 000 par an). En 1953, les estimations les plus basses sont de 40 000 prostituées à Paris (les plus hautes parlent de 70 000), tandis que les bordels clandestins (les clandés) se multiplient (500 à Paris). La police estime à 40 000 clients par jour la fréquentation des diverses maisons, ce qui équivaudrait à dire que le quart des hommes parisiens avait des relations avec les prostituées.


  •  

    bichau

    Contactez l'auteur

    bichaublog > Vatican > L'argent, le crime et la mafia dans l'Eglise catholique.

    lundi 21 juin 2010

    L'argent, le crime et la mafia dans l'Eglise catholique.

    Bien avant Madoff et autres banksters de ce XXI e siècle, La banque du Vatican faisait des pactes avec le diable. Les maffiosi les plus puissants du XX e siècle furent de mèche avec les Papes Pie XI Pie XII Jean Paul II et Paul VI. seuls Jean XXIII et Jean Paul I ( que l'on suppose avoir été assassiné car il voulait faire le ménage dans la pègre du Vatican ) furent dignes du prestige de leur nom. Bien des exactions, des plus horribles, furent perpétrées pour assoir le pouvoir de ces Papes. Non, nous ne sommes pas au temps de l'inquisition mais bien à notre époque !

     

    Voici quelques extraits des plus sombres affaires de la papoté qui dirige le monde, catholique, mais bien plus, le monde de l'argent. L'État du Vatican étant souverain, il garde secrets ses comptes. Les affaires de la Banque du Vatican : une bien triste banque servant aux blanchiments d'argent et aux pires magouilles que l'on puisse imaginer. Bien plus intéressant que le Da Vinci Code qui tout en étant compliqué à assimiler ne transcrit rien de véridique, les dossiers noirs du Vatican dépasse tout ce que l'on peut imaginer en matière de scandales financiers et humanitaires. 

     

    Le miracle de l'argent.

     

    A quiconque te demande, donne et à qui te prend ton bien, ne le réclame pas. Et comme voulez-vous que les hommes agissent envers vous, agissez envers eux.

    Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance vous en a-t-on ? Les pêcheurs eux-mêmes en font autant. Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez qu'ils vous rendent, quelle reconnaissance vous en a-t-on ? Même les pêcheurs prêtent pour qu'on leur rendent l'équivalent. Luc, VI.

     

    ... Le jour même de la ratification des Accords du Latran (11 février 1929), Pie Xi pose deux gestes qui vont marquer à jamais le futur du catholicisme romain. D'abord il fonde une nouvelle institution financière qu'il baptise Administration spéciale du Saint Siège. La seule mission de cette institution étant de préserver la " donation de Mussolini " de façon à ce que la richesse que l'Église vient de retrouver ne prenne pas directement le chemin des poches des amis des proches des fonctionnaires du Vatican ou qu'on ne la dilapide pas dans des causes sociales, par exemple pour nourrir les affamés ou trouver un toit aux démunis.

     

    Deuxièmement, le Pape engage Bernardino Nogara, le génie de la finance qui a réorganisé la Banque du Reich (et qui aura pour lui, contrairement aux autres, de vivre toujours très modestement, alors que des fortunes considérables lui passeront dans les mains, un peu comme Jérome Kerviel, mais à bien plus grande échelle !) pour devenir le gestionnaires et le directeur du nouvel organisme, en lui confiant le contrôle plein et entier sur les investissements.

     

    la consigne de Nogara, la nouvelle institution n'emploie pas d'ecclésiastiques pour qu'aucun intérêt paroissial ne puisse interférer avec la logique du profit financier. Le seul but de l'Administration spéciale du Saint-Siège est de générer des revenus pour rendre à l'Église richesse et pouvoir.

     

    Nogara choisit ses assistants : le marquis Enrico de Maillardoz et quatre comptables des plus grandes firmes financières italiennes...

     

    Au moment où le monde entier sombre dans le Grande crise, la première décision de Nogara est de devenir le principal actionnaire de la Banca di Roma, une entreprise dont les titres sont sans grande valeur, c'est-à-dire qui, vendus sur le marché boursier, ne rapporteraient rien ou presque rien. Puis il réussit à convaincre Mussolini d'intégrer cette banque dans un Institut pour la reconstruction industrielle (IRI). C'est là la réponse de l'Italie à la destruction qui afflige le pays. La fonction de l'IRI est de fournir du capital aux entreprises pour stimuler la croissance économique. Tous les investissements sont garantis par le gouvernement. Avec cet accord, les titres de la Banca di Roma reprennent de la valeur et le Vatican, qui est actionnaire majoritairement, peut se vanter d'empocher une petite fortune : 632 millions de dollars.

     

    L'affaire de la Banca di Roma n'a pas retenu l'attention des historiens de l'Église. Elle représente pourtant une évolution théologique importante au sein de l'Église romaine. Le Saint Siège se retrouve à pratiquer l'usure, et l'usure représente l'un des péchés les plus graves dans la tradition catholique.

     

    " L'usure ", écrit saint-Ambroise, é c'est tout ce qui s'ajoute au capital. "Toucher des intérêts sur des prêts ou des investissements est une pratique que condamnent différents conciles, celui de Nicée (324), de Carthage (371), d'Orléans (538) et de Clichy (626). Le canon 36 du concile d'Aix, en 789, confirme cette règle et le troisième Concile du Latra (1179) déclare que " les usuriers n'ont pas le droit de communier et s'ils meurent, ils n'ont pas droit à un enterrement chrétien ". Benoît IX condamne les usuriers comme hérétiques dans son encyclique Vix pervenit, promulguée le 1 novembre 1745.

     

    Ce qui autrefois était qualifié de " manifestation la plus grave de cupidité débridée " est désormais approuvé par sa Sainte Mère l'Église non pas pour le bien des croyants mais pour le sien. "

     

    En 1935, le Vatican devient en Italie l'actionnaire le plus important des entreprises garanties par l'État et ces actions vont lui rapporter des millions en intérêts.

     

    Une des sociétés que le Vatican finit par contrôler, Italgas, devient le seul fournisseur de gas naturel dans de nombreuses villes de la péninsule. La sociétà Generale Immobiliare en est une autre, une des plus vieilles entreprises italiennes du bâtiment. Plus tard cette société deviendra un conglomérat international qui contribuera à renverser des gouvernements, à créer le chaos économique dans le monde entier et qui va mêler le Vatican à toutes une série de scandales.

     

    Quand le Deuxième Guerre mondiale éclate, le Vatican a des intérêts importants dans le textile, l'acier, les mines, les produits agricoles, les engrais, l'industrie du bois, la céramique, les chemins de fer, les scieries, les pâtes alimentaires, le téléphone et les télécommunications. La liste de ces entreprises soixante-dix pages de grands livres de comptes. Parmi ces entreprises, nombreuses sont celles qui fabriquent des produits qui s'accordent bien mal avec les enseignements de la religion catholique : des bombes ou des tanks, par exemple, et même des contraceptifs. Mais ce que l'on condamne en chaire sert à alimenter le comte en banque.

     

    En 1935, quand Mussolini a besoin d'armes pour envahir l'Éthiopie, une bonne partie de celles-ci proviendra d'une usine que Nogara a achetée pour le Saint-Siège...

     

    Dans les dernières années, elle a été source de scandales internationaux impliquant des milliards de dollars et beaucoup de sang versé. Cela a fait l'objet d'innombrables enquêtes, de rapports et de best-sellers. Elle reste la cible de nombreuses poursuites judiciaires, dont plusieurs ont été déposées par des victimes de l'holocauste : on accuse le Vatican de posséder de l'or ayant appartenu aux nazis, d'avoir organisé des filières d'exfiltration pour les nationaux-socialistes et blanchi de l'argent mal acquis. Mais la banque du Vatican reste imperméable aux procès et aux accusations. Elle est l'organe financier d'un État souverain.

     

    Contrairement aux comptes de toutes les autres institutions financières, ceux de la Banque du Vatican ne font l'objet d'aucune vérification, ni de la part d'instances internes du Vatican ni de la part d'instances externes. Plus étrange encore, la Banque du Vatican détruit tous ses dossiers tous les 10 ans, si bien que son fonctionnement reste toujours libre de tout examen mené par des instances publiques ou des individus.

     

    Quiconque cherche des informations sur la banque, et même sur sa structure d'entreprise, ne trouvera sans doute pas autre chose d'autre que des classeurs vides dans les archives du Vatican.Comme son fonctionnement est secret, des millions peuvent fort bien y être déposés puis disparaître ensuite sur des comptes numérotés en Suisse. C'est un système sur mesure pour les fonds frauduleux : l'argent de la mafia et l'or des nazis. Il fera ses preuves.

     

    Comme la fortune était venue grâce aux fascistes, Pie XII voit aussi dans l'Axe une possibilité d'étendre sa puissance spirituelle vers l'Est. Le 6 avril 1941, Hitler envahie la Yougoslavie en même temps qu'il attaque la Grèce, bombardant la ville ouverte de Belgrade et tuant des milliers de civils. Quand la Wehrmarcht fait une entrée triomphale à Zagreb le 10 avril, Hitler donne l'ordre de partager le pays vaincu en deux. Il détache la Croatie catholique de l'autorité de la Serbie orthodoxe. Les cloches des églises carillonnent dans tout le pays, accompagnant la joie des vainqueurs et la presse catholique publie un véritable hymne de louanges adressé à Hitler...

     

    Pour Pie XII, tout cela revêt une importance tout à fait fondamentale. La Croatie représente une aventure politique exceptionnelle, l'occasion de réaliser le rêve des Croisades : la création d'un royaume catholique dans les Balkans. Selon les enseignements de tradition catholique, le nouvel État est gouverné par un pouvoir civil et religieux...

     

    Une page d'Histoire peu glorieuse.

     

    Mai 1941 la Croatie promulgue des lois antisémites, interdit leur mariage avec des Aryens. Les syndicats sont interdits; la liberté de parole est supprimée; et la presse devient la voix du régime du Pape. Prêtres et religieuses rassemblent les enfants et les font marcher en formation presque militaire pour saluer les portraits de Pavelic (représentant du Pape), d'Hitler et de Mussolini. On impose la doctrine catholique dans toutes les écoles et institutions de l'État. Les juifs doivent porter l'étoile de David cousue sur leur vêtements. Les Serbes orthodoxes n'ont plus le droit de tenir leurs offices religieux. A l'entrée des parcs et dans tous les moyens de transports publics, on voit apparaître des affiches où l'on peut lire : " Entrée interdite aux Serbes, aux juifs, aux tsiganes et aux chiens. "

     

    Mais ces mesures ne suffisent pas à réaliser le rêve d'une nouvelle Croatie. On adopte alors une politique permettant le massacre de masse de tous les " indésirables ". Ces " indésirables ", ce sont tout simplement tous ceux qui ne sont ni aryens ni membres de l'Église catholique. Le 22 juillet 1941, le ministre de l'Éducation, confirme officiellement l'intention de génocide en déclarant : " Nous tuerons un tiers des Serbes, nous en déporteront un autre tiers, quant à ceux qui restent, nous les obligeront à embrasser la foi catholique romaine.

     

    Le projet de nettoyage ethnique est ambitieux. Le nouvel État comprend de nombreux groupes ethno-religieux qui doivent être éliminés. Sur une population de 6,7 millions d'habitants, seuls 3,3 millions sont des Croates catholiques. Il y a deux millions de Serbes orthodoxes, 700000 musulmans et 45000 juifs.

     

    En quelques mois, les camps de la mort fonctionnent à plein régime... De décembre 1941 à février 1942, 40000 Serbes sont exécutés dans le fameux camp de concentration de Jasenovac. Quand l'été arrive, le camp devient plus efficace : 66000 Serbes, dont 2000 enfants, sont mis à mort.Les crématoires de Jasenovic fonctionnent nuit et jour.

     

    On installe des camps d'extermination réservés aux enfants. Plusieurs parmi les commandants et les officiers qui dirigent les camps d'extermination sont des prêtres catholiques. Le père Miroslav Filipovic, un franciscain, commande le camp de Jasenovac. Trois autres franciscains, Zvonko Brekalo, Zvonko Lipovac et Josef Culina, qui sont des officiers, aident Filipovic à superviser les exécutions de masse. En 1944, le père Brekalo reçoit du bras droit du Pape la décoration de l'Ordre de la Couronne du Roi pour services rendus à la nouvelle Croatie. De la même façon, un autre franciscain, le père Grga Blazevitch, est l'assistant du commandant du camp de concentration de Bosanski Novi.

     

     

     

    Voici quelques exemples des atrocités perpétrées : des soldats encerclent 331 Serbes et les obligent à creuser leur tombe avant de les massacrer à la hache. On ordonne à un prêtre orthodoxe qui se trouvait là de réciter la prière des morts pendant que son fils est démembré devant ses yeux. Puis on le torture. Les soldats lui arrache la barbe et les cheveux, puis lui arrachent les yeux et l'écorche vivant...

     

    Des prêtres catholiques, invariablement franciscains, non seulement encouragent ces massacres mais y prennent part. En 1941, un correspondant italien rapporte qu'un prêtre franciscain, crucifix à la main, exhorte les Oustachis (Croates) à massacrer les Serbes dans un village du sud de Banja Luka. Ce nettoyage ethnique effréné horrifie même les plus endurcis des officiers nais.

     

    Bien des horreurs et parmi les plus sinistres sont non pas l'oeuvre des paysans croates mais celle de l'intelligentsia catholique...

     

    Les massacres de masse sont une aubaine financière pour l'Église. Les églises orthodoxes, les monastères et les maisons sont pillés ; les objets de valeur sont d'abord transportés dans les églises et les monastères franciscains, et plus tard au Vatican.

     

    Mais l'holocauste en Croatie a d'autres avantages pour l'Église. les Serbes orthodoxes se convertissent massivement à la foi romaine. La méthode est simple et le confesseur d'Ante Pavelic, le père Dionizio Juric, l'explique très clairement : " Tout Serbe qui refuse de devenir catholique est condamné à mort. " le couteau sous la gorge, des foules se présentent devant les prêtres catholiques pour abjurer leur faux christianisme et recevoir le sacrement de la confession.

     

    Dans de nombreuses villes et villages de Croatie, ce sacrement se paye au prix fort. : 180 dinars. Dans le village de Jasenak, le père Ivan Mikan recueille 80 000 dinars en une seule cérémonie de conversion massive. En un an, plus de 30% des Serbes de la nouvelle Croatie se convertissent pour échapper à la mort. On dépose l'argent que rapportent les certificats de conversion à la Banque du Vatican sur les comptes des Franciscains...

     

    Malgré ses démentis catégoriques, le Vatican a donné sa bénédiction à l'holocauste de Croatie. Pie XII est bien informé de la situation - y compris des massacres, des camps de la mort et des conversions forcées - par monsignore Ramiro Marcone, son représentant personnel en Croatie. L'archevêque Stepinac envoie lui aussi régilièrement des rapports au Vatican. Dans un document officiel daté du 8 mai 1944, il prend plaisir à informer le Saint Père que, jusque-là, 244 000 Serbes orthodoxes se sont convertis à " l'Eglise de Dieu ".

     

    A la fin de la guerre, l'archevêque Stepinac est arrêté pour crime de guerre par le gouvernement yougoslave. Tout un défilé de témoins de l'accusation déclarent à Zagreb le 5 octobre 1945 que des prêtres catholiques armés de mitrailleuses sont allés convertir les Serbes orthodoxes et qu'ils les ont massacrés. La plupart de ces témoins sont des paysans et des ouvriers croates catholiques. L'archevêque est reconnu coupable et est condamné à seize ans de prison.

     

    Quand il apprend ce verdict, Pie XII crie au scandale et ordonne l'excommunication de tous ceux qui ont participé au procès. Dans la presse catholique, l'archevêque Stepinac est présenté comme le champion de la liberté religieuse qui s'est opposé aux forces impies du communisme. On disqualifie les documents qui attestent des atrocité commises par la Croatie catholique en les qualifiant soit de " propagande communiste " soit d'invention " concoctées par la Gestapo ".

     

    Le Vatican orchestre à travers le monde un grand mouvement de défense de " Stepinac le martyr ". Et cette campagne réussit. En 1951, ce dernier est relâché après un appel rendu par les Nations Unies. L'archevêque triomphant rentre à Rome où le pape l'accueille à bras ouverts et l'élève au rang de cardinal.

     

    Le 4 octobre 1998, le pape Jean-Paul II se rend en République de Croatie pour annoncer la béatification de l'archevêque Stepinac qui est mort en Croatie en 1960. La béatification est la première étape vers la sanctification. Il déclara que le défunt est " bien-aimé du Christ " et " digne de vénération ". (J'ai sauté beaucoup de crimes insoutenables, commis en son nom dans ce pays)...

     

    Les évènements de Croatie ont été noyés dans les horreurs nazies en Europe. Mais les chiffres concernant le règne des Oustachis sont à peine croyables. Entre 1941 et 1945, plus de 500 000 Serbes orthodoxes ont été massacrés dans l'État indépendant de Croatie, ainsi que 80 000 Juifs et 30 000 Tsiganes.

     

    Proportionnellement au nombre d'habitants, cela représente le massacre de masse le plus important dans les annales du XX e siècle.

     

    Mais personne au Vatican ne pourrait prétendre que cette expérience politique n'a pas été rentable.

     

     

    Paul Williams ( les dossiers noirs du VATICAN)


  •  

     

    "Une enquête pour «agressions sexuelles» vise l'ambassadeur du Vatican en France

    L'ambassadeur du Vatican auprès du gouvernement français est «soupçonné d'attouchements sur un jeune cadre de la mairie de Paris, qui l'accueillait lors d'une cérémonie à l'Hôtel de ville» le 17 janvier, selon les informations du Monde, confirmées par l'AFP.

     

    Luigi Ventura, âgé de 74 ans, aurait «laissé traîner "à plusieurs reprises" une main baladeuse». Le nonce apostolique occupe ses fonctions depuis 2009.

     

     

    En vertu de l'article 40 du code de procédure pénale, la mairie de Paris a signalé les faits le 23 janvier au parquet de Paris, qui a ouvert une enquête pour «agressions sexuelles»."

    (Source:journal Libération du 15/02/19)

    =============================================================================== 

    Serait-ce un point de détail,comme aurait dit Mr Le Pen au sujet de la Shoah ?

    Que nenni ! Voici en concomitance un article du journal "Le Point" daté du 14 Février 2019:Le grand secret:l'homosexualité au Vatican.

    Quatre ans d'enquêtes au sommet de l'Eglise:"Sodoma",le livre de Frédéric Martel.

    Selon Frédéric Martel,il y a plus d'homosexuels au Vatican qu'au Castro,le quartier gay de San Francisco.

    Il signale un véritable cercle de luxure autour de Jean Paul II.Voir à ce sujet sur ce même blog:"Jean Paul II,le patron des pédérastes et des pédophiles.

    Benoit XVI serait une tapette dandy avec un certain beau Georg Ganswein.

    Il n'y a aucune révélation  spectaculaire sur la pape François, mais son  empathie  affichée pour les homosexuels,sent le soufre.

    "Qui suis-je pour les juger" ? a-t-il dit dans un avion à des journalistes.

     

    Sa Très Sainte Sainteté Papinesque multi Sainte aurait pu ouvrir la Bible,en Lévitique 20:13.

    "L'homme qui couche avec un homme comme on couche avec une femme,ceci est une abomination."

    En ce qui concerne la pédophilie,il aurait pu ouvrir l'Evangile et lire en Matthieu 18:6.

    "Quiconque scandalise un de ces petits qui croient en moi,il vaudrait mieux qu'on lui attache au cou une meule d'âne et qu'on le jette dans la mer."

    J'ai aussi entendu de la part de fervents catholiques que l'Evangile ne contenait aucune condamnation de l'homosexualité.

    C'est faire peu de cas  du verset de Matthieu:18:6.concernant le péché contre l'esprit qui est d'une extrême gravité.

    Le péché contre l'Esprit,c'est de ne pas pas faire la distinction entre ce qui vient

    de l'esprit saint et de qui vient de Satan.

    Le lobby homosexuel est très puissant en France,comme aux Etats UniLs.

    Un petit exemple personnel:j'avais écrit sur twitter que le Sida venait des homosexuels et spécialement de San Francisco.

    Ceci m'a valu d'être suspendu de twitter avec des remarques telles que "êtes vous humain ?",Donnez nous votre numéro de téléphone afin que les personnes puissent vous trouver. Quelle dictature !

    Selon mon point de vue le lobby homosexuel est lié à la franc maçonnerie car prônant la liberté à tout crin.Agissant dans l'ombre,ils n'en sont que plus puissants.

    Que le sida vienne des homos,cela a été prouvé par les scientifiques depuis le début.Car c'est spécialement dans l'anus que se développe ce virus.Cette information  peut être lue aussi sur Wikipédia,dans la phrase suivante.

    "C'est le 05/06/1981 que commença l'épidémie du Sida chez 5 homosexuels à Los Angelès.Tous les premiers malades étaient homosexuels."

    Bref,on assiste à la lente dégénérescence d'une civilisation.Le mal peut être appelé Bien et le Bien,Mal.C'est cela aussi le péché contre l'esprit.Les hommes sains de corps et d'esprit sont appelés homophobes.C'est la décadence romaine.Nous sommes dans la période que les hindous appellent le "kali yuga",c'est à dire l'âge sombre.

     

    Et l'abomination  de la désolation s'installe dans les lieux saints,comme l'avait prédit les petites voyantes de "La Salette" ou de "Fatima",tout ceci en concordance avec les prophéties de la Bible.






    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires