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    (Source:Musée protestant)

     

    Un grand massacre de protestants

    Après une tentative de réconciliation religieuse, Charles IX, poussé par les Guise, autorise l’assassinat des chefs protestants ; la situation dégénère en un massacre général.

     

    Un mariage royal

    Le traité de Saint-Germain en 1570 – nouvel essai de tolérance civile – qui clôt la troisième guerre de religion, suscite la colère des milieux ultra-catholiques menés par les Guise qui le considèrent comme trop favorable aux protestants.

     

    La reine-mère Catherine de Médicis, dans l’espoir de sceller la réconciliation nationale, favorise le mariage du roi Henri de Navarre, futur Henri IV, qui est protestant avec Marguerite de Valois, sœur de Charles IX. Le mariage qui a lieu le 18 août provoque la venue à Paris de très nombreux nobles protestants de la suite du roi de Navarre.

     

    La guerre des Flandres ?

    Le chef du parti protestant, l’amiral de Coligny, qui a la faveur du roi, incite celui-ci à s’engager dans la guerre des Pays-Bas (ou des Flandres) aux côtés du prince d’Orange, pour soutenir les insurgés soulevés contre Philippe II d’Espagne. Il est convaincu qu’une guerre contre l’Espagne serait le meilleur moyen de réconcilier catholiques et protestants face à un adversaire commun.

     

    L'attentat manqué contre l'amiral de Coligny

    Le 22 août, un attentat est perpétré contre l’amiral de Coligny à sa sortie du Louvre où il assistait au Conseil du roi. L’attentat échoue et l’amiral n’est que blessé. Il est vraisemblable que cet acte soit le fait des Guise, furieusement opposés à la guerre des Flandres, commandités ou non par l’Espagne.

     

    L'assassinat des chefs protestants

    Saint Barthélemy à Paris (1572) par François Dubois

    Saint Barthélemy à Paris (1572) par François Dubois © S.H.P.F.

    La nouvelle de l’attentat provoque la stupeur. La tension est extrême dans Paris.

     

    Dans la nuit du 23 au 24 août, un Conseil royal se réunit, au cours duquel il est décidé d’assassiner l’amiral de Coligny et un certain nombre de chefs huguenots. La cloche de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois sonne le tocsin.

     

    L’amiral est sauvagement tué dans son logis et défenestré tandis que de nombreux gentilshommes huguenots sont massacrés au Louvre et en ville, surpris de nuit sans possibilité de défense, « tués comme des brebis à l’abattoir » comme l’a écrit Théodore de Bèze.

     

    La situation dégénère en massacre généralisé à Paris

    Saint-Barthélemy-24 août 1572

    Saint-Barthélemy-24 août 1572 © S.H.P.F.

    Pendant trois jours la tuerie se poursuit dans Paris, échappant au contrôle royal. La violence est extrême. Les catholiques qui portent une croix blanche à leur chapeau s’en prennent à toutes les maisons des protestants. Les rues sont rouges du sang versé. Le nombre des victimes est évalué à 4 000 à Paris. Le 26 août, le roi se rend devant le parlement et revendique la responsabilité du massacre.

     

    Le massacre s'étend à la province

    Au fur et à mesure que la nouvelle se répand en province la violence s’étend : à La Charité, Meaux, Orléans, Lyon et d’autres villes, des Saint-Barthélemy locales ont lieu d’août à septembre 1572. Il y a en tout au moins 10 000 morts en province.

     

    Le pape Grégoire XIII accueille la nouvelle avec enthousiasme : il fait dire des messes d’action de grâce et fait frapper une médaille commémorative.

     

    La Saint-Barthélemy entraîne une nouvelle guerre

     

    La Saint-Barthélemy est le moment le plus dramatique des guerres de religion et marque le début de la quatrième de ces guerres.


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    Voici les faits et méfaits des successeurs de Pierre,le criminel qui a fait mourir Ananie pour une vague et misérable histoire d'argent.

     

    LE PAPE GREGOIRE XVI CONDAMNE TOUTES LES LIBERTES

     

    En 1832, dans son encyclique Mirari vos, le pape Grégoire XVI condamne l'exercice de la liberté de conscience. Il condamne spécifiquement la liberté de la presse, la liberté d'association, la liberté d'enseignement, la souveraineté du peuple et le suffrage universel.

     

     

     

     

    Pie IX

    En 1846, Pie IX est élu pape pour le plus long règne de l'histoire de la Papauté : 32 ans. Son principal défaut est de ne pas saisir les bouleversements sociaux et politiques de l'époque. Très intransigeant et imbu de ses prérogatives, il affirme que le pape est infaillible en matière de dogme et qu'aucune restriction ne peut être apportée à sa toute puissance dans le gouvernement de l'Église. Pie IX proclame le dogme de l'Immaculée Conception, en 1854.

     

    Dans son encyclique du 8 décembre 1864, Quanta Cura, Pie IX réaffirme le rôle prépondérant de l'Église dans la société. Il condamne la souveraineté du peuple, la suprématie du pouvoir civil, la liberté de conscience, la liberté de la presse et l'élargissement du droit de vote à tous les citoyens.

     

    Le concile du Vatican vote, en juillet 1870, l'infaillibilité pontificale qui reconnaît au souverain pontife un pouvoir suprême de juridiction dans le domaine de la doctrine comme dans celui de la discipline.

     

    A priori, Pie IX approuve le mouvement d'indépendance et d'unification de l'Italie, en autant que celui-ci ne touche pas aux territoires sous contrôle de l'Autriche-Hongrie, parce que c'est un Empire catholique, et qu'on ne touche surtout pas aux États pontificaux qui, à l'époque, recouvrent un bien plus grand territoire que la seule cité du Vatican.

     

    PIE XI ET LE FASCISME

     

    Pie XI

    Durant la période fasciste, en Italie, sous le pontificat de Pie XI, les liens entre l'Église et l'État deviennent de plus en plus étroits.

     

     

    Mussolini

    Les prêtres participent désormais aux manifestations politiques et bénissent les organisations fascistes. De cette collaboration, sortiront les Accords du Latran qui comportent une convention financière entre l'Italie et le Vatican. Pour prix de sa collaboration, Mussolini est reçu en 1932 par Pie XI qui l'honore de l'Éperon d'or.

     

    À Montréal, dans la paroisse italienne de Notre-Dame de la Défense, on peut encore aujourd'hui reconnaître Mussolini dans une fresque de l'église.

     

    Son Éminence le cardinal archevêque de Milan de 1929 à 1954, A.I. Schuster est béatifié par Jean-Paul II le 12 mai 1996. Le cardinal avait soutenu Mussolini en 1935 dans sa guerre coloniale en Éthiopie.

     

    PIE XII ET LE FASCISME

    En 1936, la jeune république espagnole est agressée par l'armée dirigée par le général Franco. Très vite, la hiérarchie catholique espagnole reconnaît là son Sauveur, chef de file d'une nouvelle croisade.

     

     

    Franco

    Le soutien officiel de l'appareil catholique espagnol à la barbarie fasciste est apporté par la lettre collective des évêques espagnols du 1er juillet 1937. L'Église catholique était déjà présente dans des organisations franquistes comme la Phalange. Le Vatican, d'abord prudent, ne cache pas son appui à Franco.

     

     

    Pie XII

    Le pape Pie XII déclare, en effet, le 16 avril 1939, une fois la victoire de Franco acquise, que l'Espagne franquiste est la « patrie élue de Dieu ». La fin du conflit donne lieu à une cérémonie religieuse solennelle avec le caudillo pour héros. Une célébration religieuse à Rome salue aussi cette victoire.

     

    Deux décennies après la fin de la guerre civile, des membres de l'Opus Dei entrent au gouvernement espagnol en 1957 et le 25e anniversaire de la prise du pouvoir confirme le dictateur dans son rôle de « défenseur de l'Église ».

     

    LE SOUTIEN AU FASCISME

     

     

    La hiérarchie catholique donnant le salut fasciste à Saint Jacques de Compostelle en 1937.   Le clergé se battant au service de Franco contre la ré publique Espagnole.

         

     

     

    Comment le Vatican a soutenu le développement du fascisme et protégé la fuite de ses militants !

    Il y a un peu plus d'un an, sur base de la loi américaine définissant le libre accès aux documents et archives, un ex-procureur a réussi à rassembler aux Etats-Unis toute une série de documents d'archive et de témoignages qui mettent à jour le rôle déterminant joué par le Vatican dans la consolidation du pouvoir fasciste, la participation active du corps ecclésiastique au gouvernement fasciste de Yougoslavie et la protection pontificale d'importants dirigeants fascistes en exil. La chaîne de télévision ARTE, a diffusé le résultat de ces recherches dans le cadre de son émission "Les Mercredis de l'Histoire".

    LE ROYAUME  DES CIEUX DU CHRIST,VU SELON LES PAPES 

     Alors que semblait tomber dans l'oubli la participation sanglante de l'Eglise en général et du Vatican en particulier à ce qu'ils nommèrent l'évangélisation des "sauvages", à la répression ouverte lors de l'Inquisition, à l'industrie de guerre,... ces saintes institutions, immaculées de tout péché terrestre, représentantes de Dieu sur terre,... sont une fois de plus pointées du doigt. Dénoncées comme organisatrices directes du massacre des hommes qu'elle prétendait conduire sur le chemin de la rédemption peu avant la dite Deuxième guerre mondiale, l'Eglise est également accusée d'avoir protégé les fascistes. La paix aux hommes de bonne volonté montre son vrai visage: défense intransigeante et terroriste des intérêts globaux du capital. Décidément, l'oscillation entre fascisme et anti-fascisme est une pratique qui n'a pas uniquement compromis les institutions terrestres mais également celles des cieux. Et c'est fraternellement unies qu'elles ont toutes participé au massacre .

     

    LE FASCISME CATHOLIQUE CONTRE LE COMMUNISME

     

    Confrontée à la vague révolutionnaire la plus importante de l'histoire , entre 1917 et 1923, la Très Sainte institution catholique (véritable Etat parmi les autres Etats), Vatican en tête, prend l'initiative de lutter contre ce qu'elle appelle le danger communiste. Dès 1920, elle organise des groupes d'action dont la structure générale s'appellera: INTERMARIUM. Cette initiative a pu compter sur la participation de fascistes notoires. Les services secrets britanniques et français s'impliquèrent également dans INTERMARIUM. Les groupes composant cette organisation se définissaient ouvertement comme anti-communistes et leurs objectifs déclarés étaient "la mobilisation de l'organisation catholique dans la lutte contre le communisme" (Pie XI) et la création d'un réseau catholique dans toute l'Europe pour faire face au danger communiste développé sur le continent suite au processus insurrectionnel en Russie.

     

    La guerre sainte n'a épargné aucun effort et n'a refusé aucune alliance pour arriver à ses fins. Ainsi par exemple, à l'aube de la dite Deuxième guerre mondiale, un sinistre personnage fait son apparition: Ante Pavelich, nationaliste bien connu pour ses campagnes terroristes en Yougoslavie peu avant la guerre et qui, réfugié en Italie, a été jugé par contumace. Avec la protection de Mussolini et la bénédiction d'un ecclésiastique de grande sainteté, le père Draganovich, Pavelich organise les célèbres Oustachis: groupes militaires entraînés à l'assaut des centres du pouvoir. L'occasion se présente en '41 lorsque, grâce à l'appui des bombes assassines de Hitler, ils peuvent entrer en Croatie et organiser un gouvernement nationaliste de type fasciste. C'est ainsi que débutent, en Croatie, 4 années de terreur ouverte, avec camps de concentration et autres bontés chrétiennes.

     CURES ET EVEQUES BENISSENT LES CANONS

    Le cas le plus flagrant est celui du cardinal Joseph Spellman,promu par le pape Pie XII et archevêque de New York.

    Homosexuel particulièrement actif,selon son biographe,John Conney,celui-ci a été un ardent défenseur de la guerre au Vietnam et a été le soutien inconditionnel de la lutte contre le communisme.

    Le prêtre O'Connel l'a accusé de bénir les canons et autres armes de guerre,destinés à tuer les Vietcongs

     

    L'Eglise s'associe aux bandes armées pour convertir les hérétiques au catholicisme. Les curés bénissent ces corps spéciaux et leurs croisades/pogroms menés à l'aide de pistolets, de grenades et de dagues (symbole des Oustachis). Le Vatican offre son appui au nouveau gouvernement et un Saint Curé franciscain est nommé Commandant du camp de concentration croate. Des membres du clergé participent comme fonctionnaires à ce camp, d'autres sont nommés membres du parlement, les monastères sont remis à Pavelich pour y installer de véritables bases militaires. Des moines franciscains prennent une part active à la campagne militaire et crucifient les hérétiques,... La guerre sainte s'organise et se dote de tous les moyens nécessaires: une idéologie nationaliste et ouvertement raciste, des messes, l'évangile, la croix, des cantiques pleins de ferveur,... comme du temps de l'Inquisition. La terreur catholico-nationaliste qui se développe au nom de la charité chrétienne en Croatie est tellement brutale que d'après des sources de l'époque, mises à jour lors de cette enquête, les soldats nazis, les soldats fascistes et les SS se disaient eux-mêmes choqués, écoeurés par les méthodes de torture, les assassinats massifs et autres cruautés en vigueur... Et comme si tout cela n'était pas suffisant, après 10 mois de terreur ouverte, le régime des Oustachis recevra la bénédiction de l'Eglise Catholique, Apostolique et Romaine: le représentant du Vatican est au premier rang lors de la cérémonie d'inauguration officielle du parlement oustachi et le pape Pie XII reçoit Pavelich à deux reprises. Montini, qui est alors secrétaire du Vatican et qui deviendra bientôt le pape Paul VI, en remerciements des services ecclésiastiques rendus, reçoit également cet enfant de Dieu qu'est Pavelich. 

     

    Le Vatican organise ensuite l'évasion des fascistes les plus connus et de leur trouver un lieu d'accueil. Pour ce faire, elle peut compter sur l'appui des services de renseignements occidentaux et de leurs Etats. On crée ainsi le très humanitaire RATLINES (nom de code signifiant "le réseau du rat" assigné par l'Etat Nord-Américain au réseau construit par le Vatican) destiné à faciliter et organiser la protection et la fuite d'âmes aussi chrétiennes que celle de Klaus Barbie (qui émigre en Bolivie), Adolf Eichmann (qui réussit à se rendre en Argentine), Josef Mengele, Walter Rauff, Gustav Wagner, Franz Stangel,... Notre célèbre Pavelich de son côté, accompagné de milliers d'Oustachis, se rend en Argentine grâce à ce même réseau. Nombreux furent ceux qui utilisèrent les services du RATLINES. Pour comprendre comment fonctionnait ce réseau, nous nous contenterons ici de suivre le chemin emprunté par Pavelich -il ne devait pas être très différent du parcours de ses autres amis fascistes- et nous mettrons ainsi à jour également la participation déterminante des anti-fascistes.

     

    Le Collège Croate, véritable état-major du curé Draganovich, protégé par le Vatican, ouvrit toutes grandes ses portes à Pavelich et consorts dès qu'il devint impossible pour l'Etat britannique de taire la protection qu'il leur offrait jusque là dans les zones autrichiennes alors sous son contrôle. D'après un dossier des services secrets américains, Pavelich est resté deux semaines sous protection anglaise; il a ensuite fallu le déplacer vers une autre zone d'occupation anglaise où il est resté en contact avec les services secrets britanniques. Les propriétés du Vatican offrent refuge et protection à toutes ces brebis égarées, les véhicules du Vatican assurent leurs déplacements, on veille à leur sécurité. Le pape Pie XII et Montini encouragent ces activités avec toute la ferveur chrétienne que mérite Draganovich. Ce dernier se rend dans les différents camps, prend contact avec les réfugiés Oustachis et crée un véritable service de renseignements politiques qui restera en contact direct avec le Vatican. Montini, bras droit du pape au Secrétariat d'Etat aux Relations Humanitaires et chef opérationnel de cette institution, ainsi que toute la hiérarchie du Vatican l'autorisent à utiliser le réseau RATLINES pour organiser la fuite de ceux que les anti-fascistes appelaient des "criminels de guerre".

     

    Pour cacher ces criminels catholiques on leur prête des soutanes et la Croix Rouge Internationale leur remet des faux papiers. Le Haut Commissariat aux Réfugiés du Vatican garantit également ces fausses identités. Dans les fichiers des services secrets américains datant de 1946 et mis à jour lors de cette enquête, on constate: "On distribue des faux papiers aux Oustachis. Avec ces papiers et l'aval de la Commission Pontificale on peut obtenir un passeport de la Croix Rouge Internationale. Draganovich a les moyens de se les procurer."

     

    Le Vatican offre donc asile, obtient visas et passeports pour d'importants fascistes en Argentine où Peron, grand admirateur de Mussolini, accueille les fascistes à bras ouverts. Avec de tels appuis, l'argent nécessaire à la protection de ces saints sujets ne manque pas... Et au delà du Vatican, de nombreuses institutions d'Etat des Alliés collaborent également à la protection des fascistes les plus notoires.

     

    En 1945, les services secrets britanniques et français ravivent leurs relations avec les fascistes. L'Etat britannique qui, au travers d'un de ses plus grands représentants, le Duc de Windsor (1), avait salué Hitler et considéré son organisation du travail très constructive, appuie maintenant financièrement INTERMARIUM. D'après la déclaration d'un ancien nazi hongrois, membre actif d'INTERMARIUM et qui réussit à fuir grâce à RATLINES, les services secrets britanniques et français étaient bel et bien impliqués dans les différentes activités d'INTERMARIUM et protégeaient ses agents. Une station de radio oustachi émet ses programmes depuis la zone britannique. Des exemplaires de "Free INTERMARIUM Charter" sont diffusés dans les camps de réfugiés en Autriche et en Italie.

     

    Les Etats-Unis qui soutiennent le curé Draganovich, pierre angulaire du trafic de fascistes, passent des accords avec lui afin de sauver la tête de quelques nazis. La CIA se sert de RATLINES pour sauver savants et agents secrets nazis, et les amener aux USA. Barbie, recruté après la guerre par les services américains, travaillera pour eux durant de nombreuses années. Et c'est grâce aux services de Draganovich, au réseau RATLINES et aux Etats occidentaux que Klaus Barbie parvint à s'exiler en Bolivie. Voilà comment les fascistes purent obtenir une nouvelle vie et une nouvelle identité.

     

    Peron nomme Pavelich conseiller à la sécurité et lui remet quelques 35.000 visas pour que les tortionnaires Oustachis viennent s'installer en Argentine et créent une force de choc "contre le communisme".

     

     

     

    PIE XII ET LE NAZISME

    De 1918 à 1938, le Vatican soutient l'Anschluss (annexion de l'Autriche par l'Allemagne) et l'invasion par Hitler de la Tchécoslovaquie.

     

    En 1933, un Concordat est négocié à Rome entre l'Allemagne nazie et le cardinal Pacelli, le futur Pie XII. En échange du maintien des écoles catholiques, subventionnées par l'État allemand, l'Église catholique lève l'interdiction pour les catholiques d'adhérer au Parti nazi. Les nazis ne respecteront pas cette entente.

     

     

    Hitler

     À propos de la « solution finale », aucune protestation n'est émise de la part de Pie XII hormis de l'affliction pour les victimes. Ainsi, Pie XII ne mettra jamais d'entraves à l'entreprise destructrice du nazisme,au nom de la charité chrétienne.

     

     

    Paul VI

    Le Vatican, y compris Mgr Montini, le futur Paul VI, organise la fuite de plusieurs dizaines de milliers de nazis, d'oustachis (Croates nazis) et de SS ukrainiens vers l'Amérique du Sud, le Canada, l'Australie, etc... , avec la complicité des services secrets américains et surtout britanniques.

     

     

    Documents inédits à l'appui, le magazine allemand Der Spiegel révèle l'existence d'un pacte de non-agression implicite entre le Vatican et le régime hitlérien.

     

    Des documents inédits issus des archives secrètes du Vatican mettent en évidence l'existence d'un pacte implicite de non-agression entre le Saint-Siège et l'Allemagne nazie, selon le magazine allemand Der Spiegel .

     

    Dès mars 1933, Eugenio Pacelli, le futur pape Pie XII, qui n'était encore que le secrétaire d'Etat, c'est-à-dire le ministre des Affaires étrangères du Vatican  aurait incité les évêques allemands à ne plus critiquer le nouveau régime mis en place par Adolf Hitler. Comme l'indique une note de son protecteur de l'époque, le cardinal Pietro Gasparri, citée par le Spiegel, "tant que Hitler ne déclare pas la guerre au Saint-Siège et aux dignitaires catholiques en Allemagne, nous ne devons pas condamner le parti de Hitler."

     

    Les juifs "prédestinés à disparaître" d'Allemagne

     

    Dès 1935, l'ambassadeur du Vatican en Allemagne, Cesario Orsenigo, avait prophétisé que "les juifs étaient prédestinés à disparaître de ce pays". Malgré cela, le Vatican avait renoncé à s'élever publiquement contre la situation des juifs sous le régime nazi. Selon les nouveaux documents du Vatican évoqués par l'hebdomadaire, Pie XII, pape de 1939 à 1958, n'éprouvait pourtant pas de sympathie pour le régime hitlérien. En tant que nonce apostolique à Munich dans les années 1920, il avait décrit le mouvement nazi comme "anti-catholique" et comme "peut-être la plus dangereuse hérésie de notre temps.

     

    En 1938, la "Nuit de Cristal" : Les SS attaquent synagogues et magasins appartenant à des juifs. L'évêque de Freiburg, Monseigneur Gröber, déclare alors : « On ne peut refuser à quiconque le droit de sauvegarder la pureté de sa race et d'élaborer les mesures nécessaires à cette fin.»

     

    En 1944, deux juifs hongrois évadés du camp d'Auschwitz (R. Vraba et A. Bestic) font parvenir au Vatican, via le Nonce apostolique de Slovaquie, un rapport détaillé sur la situation dans le camp. Le rapport sera enterré...

     

    Jean-Paul II a travaillé, dans sa jeunesse, dans une usine de produits chimiques (Solvay) qui fabriquait le gaz Zyclon B utilisé par les nazis pour exterminer les juifs

     

    A lire : M. Aarons, J. Loftus, Des nazis au Vatican, Olivier Orban, Paris, 1992 (trad. de: Ratlines, Londres, 1991)

     

    Ce livre explique comment le Vatican (y compris Mgr. Montini, le futur Paul VI) a organisé la fuite de plusieurs dizaines de milliers de nazis, oustachis et SS ukrainiens en Amérique du Sud, au Canada, en Australie, etc..., avec la complicité des services secrets américains et surtout britanniques.

     

     


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    Le pape Innocent III,précurseur d'Hitler

    Par Lanz-blum dans le 15 Novembre 2019 à 00:34

     



    C'est le 11 Novembre 1215 que le pape Innocent III décide que les juifs doivent porter une marque distinctive:



    La rouelle en France:une petite pièce de tissu ronde et jaune cousue et bien visible sur leur vêtement.



    En Allemagne,il sera imposé aux juifs,le chapeau pointu



     



    Au Ve siècle, Jean Chrysostome, père de l'Église d'Antioche, les accusait d'être le « peuple déicide », tueur du dieu chrétien.Ce dieu est représenté sous forme d'un macchabée dérisoire,qui orne toutes les églises .Il est adoré par les cathos schizophrènes.On doit glorifier la vie et non la mort.



     



    Le catholicisme en répandant l'idée du peuple déïcide est à l'origine de l'antisémitisme qui sévit dans les courants d'extrême gauche comme dans ceux d'extrême droite .



     



    Par contre, leur religion permet le prêt à intérêt, qui est interdit aux chrétiens . Ainsi « le juif » malgré les services rendus sera progressivement associé à « l'usurier »



     



    Lors de la grande peste (1347-1352), les populations fanatisées par l'Eglise s'imaginent par indigence intellectuelle que les juifs ont empoisonné les puits et autres points d'eau. Elles les massacrent pour se venger.



     



     



    l’Eglise interdit aussi aux juifs d’entrer dans une église ou de marcher dans la rue les jours de fêtes chrétiennes, il y aussi les interdictions de travailler le dimanche, l’obligation de construire des synagogues basses et sans décoration.Par contre les cathédrales seront hautes et somptueuses,payées par le sang et la sueur,des pauvres taillables et corvéables à merci.



     



    L’idée d’identifier le Juif par un signe extérieur a été reprise par Hitler qui, dès le 1er septembre 1941, impose le port de l’étoile jaune à tous les Juifs des pays occupés par les nazis. Les Juifs, dès l’âge de 6 ans, ont l’obligation de coudre sur leurs vêtements. une étoile jaune où est inscrit le mot «juif» , sur le côté gauche de la poitrine .



     



    Il faut signaler aussi qu'Hitler ,malgré toute la richesse de l'Evangile n'avait retenu que la scène où Jésus chassait les marchands du temple à coups de fouet.Ces marchands étant bien entendu des juifs.C'est aussi dans les filières du Vatican que de nombreux criminels nazis purent échapper à la justice et se réfugier en Amérique du sud


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    Le conseiller « immigration » du pape François : un Bilderberg, banquier d’affaire de Goldman Sachs

     

     

     

     

    Les médias du système le dépeignent comme le pape des pauvres, nouveau François des temps modernes ! Et si cette image idyllique n’était que du vent, une illusion pour mieux tromper les fidèles et les faire avancer vers une société globale sans nations souveraines ?

    « Nous savons désormais depuis des années, écrit le journaliste catholique italien Maurizio Blondet sur son blog, que la position du pape François est parfaitement alignée sur le front de l’universalisme globaliste qui préconise la dissolution des nations et des cultures autochtones pour « accueillir et intégrer » les migrants du monde entier dans le but de construire un « nouveau monde » multi-culturel sans barrières et sans frontières. »

     

    Son dernier message immigrationniste de la nuit de Noël et ses vœux pour 2018 en font une une figure de proue et une « autorité suprême » de l’idéologie mondialiste. Au point que Blondet se demande:

     

    « Si les discours du pape argentin ne sont pas écrits par Georges Soros, le multi-milliardaire qui finance l’invasion de l’Europe et travaille à l’abolition des États et des confins. Qu’il en soit conscient ou pas, le pape Bergoglio s’est mis au service des intérêts du grand capital financier qui œuvre pour les mêmes objectifs : un nouvel ordre mondial multi-culturel et globalisé où les entités supra-nationales auront la gestion du pouvoir. »

     

    Le pape François se retrouve donc du côté de certains puissants et riches… qui sont bien loin des pauvres. Voisinage qui n’est pas qu’idéologique mais aussi pratique puisque il a nommé, en février dernier, révèle toujours Blondet, à la présidence de la Commission catholique internationale pour les Migrations et qu’il a fait conseiller de l’Administration du Patrimoine du Siège Apostolique, une personnalité de l’establishment mondialiste, lui-aussi « philanthrope humanitariste de l’abolition des frontières » et « banquier d’affaires » : Peter Sutherland.

     

     

    Irlandais, juif de mère, sioniste, ancien élève des jésuites, cet homme d’influence, « aux poches richement remplies », fut président de Goldman Sachs International (2005-2015) et du groupe Bilderberg dont il est toujours un membre actif du comité directeur, de BP (British Petroleum) et de la section Europe de la Commission Trilatérale. Technocrate bruxellois, agent de la globalisation, il a été notamment commissaire européen à la concurrence (1985-1989), secrétaire-général fondateur de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) (1993-1995).

     

    Lire aussi:  Journée mondiale de la jeunesse : le Pape François arbore sur son costume le logo « BoyLover », symbole pédophile que le FBI avait révélé en 2007

    Artisan des grandes libéralisations de l’Union Européenne, il a été qualifié de « père de la mondialisation ». Actuellement directeur non exécutif de la Royal Bank of Scotland et président non exécutif de Goldman Sachs, depuis janvier 2006 il est le représentant spécial du Secrétaire-Général de l’ONU pour les migrations internationales.

     

    Il est aussi président honoraire de la Commission Trilatérale et président de la London School of Economics, fondée par la Fabian Society tout en étant chevalier de l’Ordre de Malte et membre de l’Opus Dei… Des connexions qui en disent long sur les dérives de ces groupes ecclésiaux…

     

     

     

    Lorsque le pape jésuite l’a intronisé président de la Commission catholique internationale pour les Migrations, il n’a évidemment abandonné aucune de ses charges.

     

    Peter Sutherland, analysé par Blondet:

     

    « C’est le globaliste total et absolu, avec des attaches dans toutes les entités supra-nationales, peut-être la plus influente éminence grise de la mondialisation et du déracinement capitaliste dans l’intérêt de la finance transnationale. »

     

    Il est vrai que Sutherland se déclara être en faveur « du développement de sociétés multiculturelles », le problème étant selon lui les populations qui cultivent « encore le sens de l’homogénéité et de différence d’avec les autres. Et c’est précisément cela que l’Union Européenne», à son avis, « doit tout faire pour éradiquer. Au nom de la future prospérité. […] C’est une dynamique cruciale pour la croissance économique. »

     

    Cet artisan de la société multi-culturelle affirma de même que

     

    « l’on est passé des États qui choisissent leur migrants, aux migrants qui choisissent les États ». Par conséquent avait-t-il ajouté, l’UE ne doit plus sélectionner seulement des migrants « hautement qualifiés » parce que « à la base de tout, les individus doivent avoir la liberté de choix ».

     

     

    Ainsi commente Maurizio Blondet:

     

    « C’est exactement l’idéologie de François, confusion et contradiction comprises. Mais l’on voit bien que l’inspiration vient du capitalisme mondialiste financier ; pour lequel les “homogénéités”, c’est-à-dire les identités historiques et culturelles qui font les peuples variés et différents, sont un obstacle et un problème, une odieuse exigence, parce que le consommateur global type doit être littéralement “sans identité”, sans communauté, “ouvert” aux “expériences”, cosmopolite, nomade, sans “tabous”, sans “préjudices” (et sans scrupules), de sexe variable. » 

     

    Dans cette exhortation de Sutherland il y a, précise le journaliste italien:

     

    « Un “mépris” pour la culture qui fait les peuples. Mépris que partage le pape François lorsqu’il affirme que “les Européens ne sont pas une race née ici, ils ont des racines de migrants”, évoquant une condition antérieure à la civilisation et à la culture. »

     

    Tant pour le pape François que pour Sutherland, commente Blondet:

     

    « L’”homogénéité” culturelle est un fastidieux lien qui “résiste” à l’”intégration” sans limites, un “manque de charité” envers “l’accueil”. Dans la confusion éthique que le même Bergoglio a dispersée à pleines mains, l’”homogénéité” nationale d’un peuple est comparée à un mal moral, et ce sera un mal de la sauvegarder. »

     

    Et c’est à ce riche banquier d’affaires, cet homme du Bildeberg, ce membre influent des cercles mondialistes et capitalistes destructeurs des nations et des peuples, des identités et des cultures, que El papa sud-américain a confié, par idéologie immigrationniste et immigrophile, la Commission Catholique pour les Migrations !

     

    Lire aussi:  Le pape François, un islamiste comme les autres?

    On est loin du vrai amour des pauvres… Car ce qui appartient en propre à tous, aux pauvres comme aux riches, aux malades comme aux bien-portants, aux prisonniers comme aux travailleurs, c’est l’affiliation à une patrie et à une identité, c’est l’adhésion à une culture et à une civilisation, c’est la possession d‘une langue et d’une éducation…

     

    Et quand les pauvres n’ont plus rien, ils possèdent toujours cet héritage immatériel et intemporel, ce patrimoine spirituel, artistique, intellectuel et moral, qui a fait grandes les nations d’Europe…

     

    Et c’est de cette richesse civilisationnelle transcendante, supérieure à tous les biens de consommation qu’ils peuvent rêver d’avoir, que les pauvres sont privés par les idéologues du multi-culturalisme et du « vivre-ensemble » !

     

    Francesca de Villasmundo

     

     

    Source: Médias-Presse


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     On a déjà vu des évêques bénir des canons,pendant les guerres.On croyait cependant que le Christ avait dit à Pierre:"rengaine ton épée car celui qui frappe par l'épée mourra par l'épée",le christianisme originel apportant la charité et l'amour entre frères humains.

    Et voici qu'un pape qui se dit le successeur de Pierre décrète par une bulle le droit de soumettre les africains et de les réduire en esclavage.C'est l'abomination de la désolation.

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    8 Janvier 1454 : l’Église catholique et le Pape Nicolas V bénissent l’esclavage et la traite négrière !

     

    L’Église catholique a joué sur un triple registre négrier, en co-produisant une idéologie de légitimation de la traite et de l’esclavage des Africains et de leurs descendants ; en s’impliquant directement dans le partage des prédations négrières ; enfin en étant bénéficiaire économique et confessionnel de la traite négrière.

     

    Extrait de la Bulle du Pape Nicolas V, du 8 janvier 1454, qui a eu pendant des siècles des conséquences désastreuses sur les Africains

    .

     

    " Nous avions jadis, par de précédentes lettres, concédé au Roi Alphonse du Portugal, entre autres choses, la faculté pleine et entière d’attaquer, de conquérir, de vaincre, de réduire et de soumettre tous les sarrasins (c’est-à-dire les Africains), païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient, avec leurs royaumes, duchés, principautés, domaines, propriétés, meubles et immeubles, tous les biens par eux détenus et possédés, de réduire leurs personnes en servitude perpétuelle, (...) de s’attribuer et faire servir à usage et utilité ces dits royaumes, duchés, contrés, principautés, propriétés, possessions et biens de ces infidèles sarrasins (Africains) et païens...

     

    Beaucoup de Guinéens et d’autres Noirs qui avaient été capturés, certains aussi échangés contre des marchandises non prohibées ou achetées sous quelque autre contrat de vente régulier, furent envoyés dans les dits Royaumes ".

     

     

    Africaine emmenée en esclavage marquée au fer rouge

    L’église catholique, accoudée à ses anciens coalisés de la période esclavagiste tente d’allumer des contre-feux médiatiques visant à faire pièce au puissant vent d’exigences de reconnaissance et de réparations qui a agité comme une lame de fond la Conférence Contre le Racisme de Durban en septembre 2001. La diversion toute trouvée a été la piteuse mise en scène en 2003 de prélats catholiques africains, qui plaidaient une responsabilité africaine dans la Traite négrière. Cette sortie inconséquente donnant volontairement ou non à s’absoudre aux associations négrières avérées : Lumières, Royautés, Industriels et Eglises. Il s’agit de rendre à l’Eglise catholique l’entièreté de l’empreinte déposée de son ensauvagement - incivilisation - négrier.

     

    Il est important de saisir la traite négrière comme une énorme entreprise de pratiquement cinq siècles de barbarie pendant lesquels l’alliance criminelle et afrocide des puissants d’Europe a fonctionné comme un broyeur d’humanités. Prélats, aristocrates, industriels, savants se sont mutuellement soutenus et influencés pour fabriquer une an-Afrique à leur image : le lieu spécialisé d’une déportation sanglante de millions d’Africains esclavisés.

     

    L’autorité morale de l’Eglise dans la société européenne était incontournable pour toute activité d’ampleur, elle régissait le quotidien, le spirituel, imbriquée au pouvoir qu’elle renforçait et à qui elle en imposait. La puissance d’évocation de la chrétienté, les territoires dominés par la religion et l’ordre chrétien relevaient de la diligence des hautes cimes de la société européenne.

     

    Ainsi l’Eglise catholique a t-elle joué sur un triple registre négrier, en co-produisant une idéologie de légitimation de la Traite et de l’Esclavage des Africains et de leurs descendants ; en s’impliquant directement dans la partage des prédations négrières ; enfin en étant bénéficiaire économique et confessionnel de la Traite négrière.

     

    D’un point de vue idéologique, l’Eglise a popularisé la légende de la descendance de Cham, fils maudit de Noé dans la Bible, condamné à n’être à jamais que l’esclave de l’esclave de ses frères, identifiant les Africains aux descendants de Cham…

     

    Cette désignation arbitraire d’une couleur, d’une altérité à mettre sous les fers, permettait de contribuer à l’extinction en Europe de stades extrêmes d’asservissements, accordant les pratiques d’exploitation sociale des puissants avec le discours chrétien à usage interne. Les infidèles, païens, hérétiques et incroyants lointains devenaient des esclaves par nature pour les mélanodermes spécifiquement.

     

    Dans ce contexte de justification de l’injustifiable, de légitimation de l’illégitime par essence, le 8 janvier 1454, Nicolas V, de son vrai nom Tommaso Parentucceli [1398-1455], 208e pape, écrit au souverain du Portugal Alphonse V une bulle papale spéciale l’autorisant à soumettre en esclavage les « nègres » de Guinée et les « païens ».

     

    Cette position de l’Eglise catholique, accompagnée de la légende de Cham que la noble institution diffusait sans s’encombrer de son réel fondement textuel et théologique, trop contente de disposer de nouveaux territoires de croisades, d’évangélisation, ferait autorité balayant les réticences des négriers en herbes et traitants néophytes.

     

    La position de l’Eglise catholique par rapport à la Traite négrière n’allait pas être un épiphénomène loin de là, ses encouragements à l’ensauvagement esclavagiste continueraient tout au long de la période négrière, à l’instar de l’activisme doctrinaire de l’éminent théologien français Bellon de Saint Quentin, qui se servait des « Saintes Ecritures » pour libérer la conscience des traitants qui s’en remettaient à sa science.

     

    L’Eglise catholique fut aussi l’institution qui consacra, par l’intermédiaire de son représentant le pape Alexandre VI, Rodrigo Borgia de son vrai nom, le partage du monde entre le Portugal et l’Espagne en 1494 par le traité de Tordesillas. Au Portugal, revenaient l’Afrique, l’Asie et le Brésil alors que l’Espagne se voyait octroyée le reste de l’Amérique.

     

     

    Théoricienne et organisatrice de la Traite négrière, l’Eglise allait s’activer pour en être un bénéficiaire direct et temporel, ne s’oubliant pas au festin des prédateurs. En effet lorsque le premier acte négrier fut posé par le rapt de dix Africains, perpétré par une expédition militaire portugaise menée par Nuno Tristan et Antam Gonsalves, les « meilleurs esclaves » furent offerts à Gabriele Condulmer dit Eugène IV, 207e pape de l’Eglise catholique, apostolique et romaine. A cela s’ajoutent les esclaves qui travaillaient dans les abbayes, monastères et autres lieux de résidence des religieux, soumis à toutes les servitudes liées à leur double de statut de bien meuble et d’esclave par nature, convertible à souhait au christianisme.

     

    Il ne faut pas oublier, en sus, le Code noir qui régissait dans les colonies françaises l’ensemble des soumissions et tortures légales des esclavisés, tous les instants de leur quasi-existence étant par décret orientés vers l’économie de plantation. Ce Code fait expressément référence à l’Eglise catholique, seule religion autorisée dans les colonies, monopole sur le marché du divin ...

     

    Il convient par conséquent de rendre au christianisme négrier ce qui lui revient, de s’armer d’une intransigeante culture de veille devant les nouveaux assauts de évisionnisme décuplés depuis que la question des réparations à la Traite négrière est abordée dans les grands forums internationaux comme Durban. La soudaine publicité au Vaudou béninois se termine rituellement dans les médias occidentaux par l’allégation avec pseudo témoignages de la participation volontariste du Dahomey à la Traite négrière. De telles indigences intellectuelles programmées pour produire des effets de désagrégation des dynamiques afro-diasporiques en cours et pour insensibiliser les opinions publiques occidentales à leur culpabilité historique procèdent par compilations sélectives des faits relatifs à la Traite négrière.

     

    Il est caractéristique que l’on ne se demande pas quelle était l’économie du Dahomey avant son entrée dans la Traite esclavagiste … Cette absence n’est pas neutre, elle s’explique par la nécessité de présenter des cas purs de collaboration volontaire d’Africains à leur démolition négrière. Or les historiens n’ignorent pas que avant que le Dahomey tombe pieds et poings dans les filets négriers, le roi Agaja Trudo avait déployé une énorme énergie résistante et politique pour arrêter la traite, proposant d’autres formes explicites de coopérations aux pays européens, faisant appel à leurs artisans, ainsi qu’il en fut des rois Ashantis, Kongo, etc…

     

    Akam Akamayong

     

    Source : AFRIKARA






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