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    " La cruauté de l'église et ses méthodes de torture - 

    L'inquisition et les femmes."

     

    Source de l'article:

    https://www.theologe.de/inquisition.htm

     

     

     

    "Au cours des temps et pour des millions d’hommes, la fête de la joie qu’évoque

    la nuit de Noël, a été transformée, par les églises, en une cruelle fête de la tristesse. 

    Lisez vous-même! L'extrait ci-dessous est tiré du livre «La nouvelle inquisition» du théologien renommé, professeur Hubertus Mynarek (voir référence)

     

    Cela paraît incroyable, mais il s’agit bien de la vérité !

     

    Jadis La machinerie de la torture disposait déjà d'une variété de méthodes étonnantes qui confirme la thèse que rien ne rend aussi inventif que l'envie de cruauté.

     

    La torture par l'eau

     

    Le corps de l'accusé était lié sur une planche inclinée ou pendu en l'air à des cordes fortement serrées et le corps soutenu par un tabouret. La victime devait alors avaler une énorme quantité de liquide: 6 litres pour la petite torture et 12 litres pour la grande. Celui qui serrait les dents se faisait déchiqueté la bouche par le bourreau à l’aide d’une pince en fer. Celui-ci continuait alors, à l’aide d’une carafe, à faire ingurgiter l’eau dans la bouche du torturé. Beaucoup de ces victimes étouffaient ou éclataient littéralement, du fait que leurs anus et l’urètre furent consciemment bouchés ou noués.  

     

    Mutilation physique

     

    Une autre torture consistait à visser et à griller la langue, ou encore à écraser les mains sur une enclume ou à sectionner les mains et les pieds à l’aide d’une hache. «Les sorcières» ou les femmes jugées immorales eurent le nez et les oreilles coupés; les juifs accusés de vol, étaient pendus par les pieds entre deux chiens ou deux loups affamés. Une cruauté bien particulière consistait à étriper la victime. Leur ventre était ouvert au couteau, une partie de l'intestin était extirpée puis attachée et enroulée à une poulie.

     

    «La vierge de fer» *

     

    La vierge de fer représente «un chef-d’œuvre» de la ferronnerie qui devait servir à préserver la pureté de la foi: il s’agissait d’une cape allant jusqu'à terre, cependant non faite d’étoffe mais de fer. La partie supérieure de la cape représentait une tête au visage de femme. En réalité la cape était un caisson de fer équipé de portes. A l'intérieur des portes ainsi que sur le dos du caisson étaient fixés des pointes de fer. La victime, prisonnière de l'inquisition, était placée à l'intérieur du caisson. Puis les portes se refermaient lentement, de sorte que «les pointes de fer perforaient ses bras, de même que certains endroits de ses jambes, de son ventre, de sa poitrine, sa vessie, les parties de son corps se trouvant à la racine de son membre viril, ses yeux, ses épaules et son postérieur, sans toutefois la tuer», tout au moins pas immédiatement. La mort ne survenait généralement qu’après quelques jours d’atroces douleurs et de cris effroyables.

     

    «Le berceau de judas»

     

    «Le berceau de judas» est une méthode qui n’a pas son pareil. La victime de l’inquisition était tirée vers le haut à l'aide d'un treuil et placée sur la pointe d’une pyramide en bois. Son poids entier ne reposait plus que sur le vagin ou l'anus, le scrotum ou le coccyx. Le supplice était encore amplifié du fait que le bourreau tirait la victime vers le haut, la relâchait, la balançait ou la laissait sans cesse retomber sur la pointe.

     

    «La fourche d'hérétique»

     

    «La fourche de l’hérétique» avait également un sens «religieux» puisqu’elle représentait un moyen visant à défendre la vraie foi. Quatre pointes de fer perforaient la victime sous le menton et perçaient le sternum, de sorte qu'elle ne pouvait plus bouger la tête et à peine parler distinctement. Mais pour l’inquisiteur, cela suffisait, car la victime n'avait qu'à balbutier le mot «abiuro» («j’abjure») gravé dans «la fourche de l’hérétique» qu'il lui suffisait de lire.

     

    «Il faut entendre les cris de ces malheureux! Il faut lire ce qui fut écrit des cachots, les femmes à leurs maris, les pères et mères à leurs enfants, les protestations de leur innocence, les adieux pour toujours.»

    (L'historien Karlheinz Deschner, Eglise du malheur, Munich 1979, p. 28 de la version allemande) 

     

    Scie et pieu

     

    Egalement de simples outils, comme «la scie» et «le pieu», pouvaient tout à fait convenir au but des inquisiteurs. Les luthériens, par exemple, après leur victoire sur les agriculteurs insurgés, ont mis à nouveau la scie à l’honneur contre quelques meneurs. Ceux-ci étaient suspendus la tête en bas et la scie, placée entre les jambes, pouvait alors commencer «son travail», en «avançant progressivement» du nombril à la poitrine. Presque encore plus cruel – si cela est encore possible: l’empalement de la victime. Celle-ci était empalée, martelée – enfoncée sur un pieu de bois ou de fer au niveau de l'anus préalablement huilé, jusqu'à ce que le pieu pénètre enfin et ressorte par l'estomac, la poitrine ou l'épaule …

     

    D'autres outils de torture

     

    La simple énumération des outils de torture – l’étau à genoux ou l’étau destiné aux pouces, le serre-bouche en fer, les outils pour marquer au fer rouge, les colliers de chaines, «le chapelet» à accrocher autour du cou (d’une longueur d’un mètre, d’un poids d’environ huit kilos), les anneaux de fer verrouillés au cou de l'hérétique, les cages en fer, les étaux destinés à la tête et les vis à crâne, les fouets de chaines, les collerettes épinées, la ceinture de force, le «clitoris espagnol», pourvu de pointes tranchantes, les tenailles et cisailles, la roue de torture et ainsi de suite – tout cela témoigne de la passion inventive et perverse des inquisiteurs et de leurs complices, et démontre la monstrueuse «passion pour la cruauté», caractérisant le christianisme d’Eglise qui ne sera égalé par aucune autre religion.

     

    Invention de nouveaux supplices

     

    On emmurait les victimes ou alors, en signe de grâce de la part des tyrans (!), on les laissait lentement mourir de faim – on les noyait lentement dans des tonneaux remplis d'urine ou de purin, on leur coupait ou sciait la langue, on les grillait, on rôtissait les hérétiques sur des fers chauffés à blanc ou encore on les étouffait en brûlant de la paille humidifiée. Après l'invention de la poudre explosive, on laissait celle-ci exploser à proximité de la pauvre victime, afin de lui déchiqueter la poitrine. L'esprit de cruauté trouvait toujours de nouveaux moyens pour augmenter les supplices des victimes de l’inquisition.

     

    Les congrégations pour la doctrine de la foi

     

    Le pape Paul III (1468-1549, pape à partir de 1534) organisa également en 1542 l'inquisition en tant que cardinal chargé de la commission qui, comme instance centrale pour tous les pays, devait veiller sur la pureté de la foi. Le pape Sixtus V (1521-1590, pape à partir de 1585) a fixé en 1588 son statut définitif de Congregatio Romanae et universalis Inquisitionis (Congrégation de l'inquisition romaine et universelle). Beaucoup plus tard, à savoir en 1908, cette autorité d'inquisition centrale reçut le nom d’ Offizium saint. Aujourd'hui, elle se nomme d’une façon inoffensive et anodine Congrégation pour la doctrine de la foi. Mais l'esprit inquisitorial est resté le même.

     

     

    * Remarque de la rédaction: Aujourd'hui, des chercheurs, sympathisants de l’Eglise, prétendent entre autre que la vierge de fer n'aurait pas du tout été utilisée sous la forme décrite ici, mais qu’au 18ème siècle l'inquisition ecclésiastique aurait été accusée à tort de cette méthode de torture et de mise à mort. En effet, il reste maintenant contesté que l’utilisation de la vierge de fer soit en rapport avec l’inquisition. 

    A cela, nous aimerions ajouter ce qui suit: l'exactitude historique est certes toujours une nécessité. Toutefois il faut se demander de manière générale qu’elle peut être la motivation ou l’intention d’une information. Pour citer un exemple en relation avec l’utilisation de la vierge de fer, que devrait-on penser d’un tueur en série qui aurait fait 30 victimes et qui tenterait de se justifier en reprochant au procureur général d’avoir très mal déterminé la cause de décès de la 23ème victime? Et que se passerait-il si, en effet, ce reproche s’avère justifié? C’est-à-dire que l’une des victimes ne serait pas morte des suites des blessures dues aux pointes de fer, mais aurait été étranglée. Est-ce que cela changerait de manière déterminante la situation du coupable?

     

     

     

     

    Pape Paul III (1468-1549), connu pour avoir convoqué le concile de Trente (1545-1563), appelé Tridentinum, qui conduira à l’inquisition, va jusqu’à dire un jour:

     

    «Si mon père était un hérétique, j’apporterais moi-même le bois pour le brûler.»

     

     (extrait d’une émission de radio du 21/07/2002 sur «Deutschland-Radio Berlin») 

     

     

     

    Cardinal Joseph Ratzinger, l’ancien pape Benoît XVI 

     

    «La mission nécessaire» de l'inquisition 

     

    ‘[Dieu …] «donne à chacun de la compréhension pour les hommes d'eglise qui, dans leur mission nécessaire pour la sauvegarde de la vérité, au nom de la foi et la morale, ont recouru eux aussi de temps à autre à des méthodes ne correspondant pas à l'évangile.» 

     

    C'est un passage de ce qui a été lu publiquement le 12/03/2000 à Rome par le pape Jean-Paul II, en alternance avec d’autres représentants de haut rang du Vatican, un «Mea Culpa» pour les crimes de l'Eglise (réf.: http://www.theology.de/religionen/oekumene/evangelischerkatholischerdialog/meaculpa.php). 

    Le texte avait été rédigé par Joseph Ratzinger, alors cardinal, et c'est d'ailleurs lui qui avait lu l'extrait cité ci-dessus (réf.:http://www.br-online.de/wissen-bildung/collegeradio/medien/geschichte/ inquisition/manuskript/). 

    Le pape et les cardinaux, avec leurs paroles doucereuses et bien tournées, n'ont, malgré tout, pas demandé pardon à leurs victimes – ce qui aurait été évident et nécessaire pour un véritable repentir. Au lieu de cela on s'adressa à Dieu dans un discours neutre, sans implication.

     

    «L’expression «Grand inquisiteur» représente une classification historique. Quelque part nous sommes dans cette continuité. Nous essayons cependant de faire aujourd’hui à partir de notre conscience de la justice ce qui a été fait dans le passé avec des méthodes en partie critiquables. Il faut cependant dire que l’inquisition a été un progrès, car plus personne ne pouvait être jugé sans un inquisitio, c’est-à-dire sans qu’il y ait eu un examen, une enquête.» 

    (Déclaration du cardinal Joseph Ratzinger, dans l’émission Contrastes du 03/03/2005 sur la chaîne de télévision allemande ARD, à propos de son titre inofficiel de «Grand Inquisiteur moderne». Quelques semaines plus tard il fut élu pape.)

     

    PS: En complément, à voir (en allemand): la lettre bouleversante du maire de Bamberg Johannes Junius du 24/07/1628 à sa fille Veronika. Junius a été torturé et exécuté par les inquisiteurs de l'église dans la «Maison du maléfice» à Bamberg. Sa lettre à été mise en animation audiovisuelle, comme si Junius parlait à partir de l'au-delà en tant qu’âme: http://www.youtube.com/watch?v=qfRKfimBGpw 

     

    Pour de plus amples informations sur l'inquisition à Bamberg, voir aussi (en allemand):http://www.theologe.de/erzbistum_bamberg.htm "


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    La pédophilie devient endémique chez les prêtres catholiques et ceci partout dans le monde.Il suffit de lire les journaux.

    Il y a tout lieu de croire que cette tumeur cancéreuse au sein de l'Eglise  catholique vient du célibat,imposé par le haut clergé.

    Saint Pierre,  à Rome,fondateur de l'église catholique était marié comme l'indique l'Evangile .

    Les clercs étaient tous également mariés.

    Ce n'est qu'au XI° siècle que le pape Grégoire VII,qui était au départ un moine bénédictin,imposa le célibat à l'Eglise.

    Mais l'Eglise d'Orient ne suivit pas cette règle et considéra que les prêtres peuvent avoir des relations sexuelles avec leurs épouses.

    Et aujourd'hui,les prêtres dans l'Eglise orthodoxe sont mariés .Chez les orthodoxes,il n'y a aucun scandale d'ordre sexuel.

    Ce moine bénédictin Grégoire VII, devenu pape,imposa l'indépendance de l'Eglise face au pouvoir laïc.Il excommunia Henri IV,mais ce bon roi déposa le pape et le remplaça par un autre pape.

    L'idée de croisade ou de guerre sainte contre les sarrasins en terre dite sainte vient de ce moine,mais il ne put la réaliser.La réalisation viendra de ses successeurs.

     

    En 1123 , c’est le concile de Latran. Désormais, tous les mariages des clercs sont invalidés. 

     

    En 1139,  le second concile de Latran énonce par une nouvelle loi que seuls les célibataires peuvent devenir prêtres. Et le concile de Trente en 1545 valide. Et condamne ! «Celui qui dit que l’état conjugal est préférable à l’état de virginité et de célibat, qu’il soit anathème».

     

    En 1789, un jeune prêtre dénonce le célibat. Le  haut clergé  se vautre dans la débauche , le stupre et la fornication  Enfin, en 1790, une liste circule de tous les prêtres qu'on a surpris dans les bordels  à Paris.

     

    Au XXème siècle, rien n’a changé. Les prêtres n’ont toujours pas le droit de se marier, ni de coucher. Du coup, ils ne se marient pas, mais ils couchent quand même. Ils sont homosexuels,pédophiles,fréquentent les bordels ou bien cocufient leurs paroissiens.

     

    En 1967, le pape Paul VI ,dans son encyclique   »Sacerdotalis Caelibatus »,  écrit «Le célibat sacré, que l’Eglise garde depuis des siècles comme un joyau splendide, conserve toute sa valeur également à notre époque.» .

    St Paul, qui semble sorti des communautés monastiques Esséniennes dit dans ses épîtres  que le célibat est supérieur au mariage.Mais il dit aussi qu'il vaut se marier que de brûler. 

    Mais  l’Église vit des dons. Si le prêtre se marie,il y a des enfants . Et voilà qu’à la mort de son père prêtre, le fils hérite des biens de son père.Et voilà donc l'Eglise privée d'une part très importante de revenus.Voila le motif bassement mercantile du célibat des prêtres et de la richesse incroyable du Vatican,d'autant plus que le Vatican au début touchait les revenus des bordels.

    Si le prêtre est célibataire,tous ses biens  hérités de ses aïeux vont à l'Eglise.

     

     Jésus était-il célibataire ? Des Evangiles apocryphes nous le présentent comme marié à Marie Madeleine ,qu'il embrassait souvent sur la bouche,nous dit l'évangile selon Philippe. 

    Le crime de l'église catholique est d'avoir séparé la chair de l'esprit.Or,l'homme n'est pas un pur esprit.Qui veut faire l'ange fait la Bête disait Blaise Pascal.

    Le catholicisme enseigne qu'il faut crucifier la chair,à l'exemple de Jésus,pour gagner un ciel,bien improbable.

    Or,la chair est l'esprit ne font qu'un.Et le savant Sigmund Freud a montré que la libido ou la sexualité était le moteur même de la vie.

    Les névroses,psychoses et psychopathies comme la pédophilie viennent du refoulement.

    L'Eglise catholique,dans son enseignement pris à la lettre, ne produit que des malades sexuels ou encore par refoulement des êtres sujets à violence,comme   nous le prouvent les croisades ,les guerres de religion et l'inquisition.Il faudrait parler aussi des bonnes soeurs acariâtres ,quand elles ne sont pas par dessus le marché lesbiennes,ou l'objet  sexuel consentant ou non des curés.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Guy DESNOYERS, le curé d'Uruffe sauvé par son église

     

     

    Par Virginie Ikky,

     

     

     

    Le 24 juillet 2009

     

    Le double crime du curé d'Uruffe, qui aurait certainement valu la peine de mort au français moyen, ne saurait mieux illustrer le pouvoir de l'Eglise dans une France pourtant laïque depuis le début du siècle dernier. Il était pourtant un simple et modeste curé de campagne. Plus insignifiants encore devaient être sa pauvre victime et l'enfant à naître aux yeux de l'Eglise pour qu'elle use de son influence dans une affaire de crime aussi répugnante.

     

     

     

    Guy Desnoyers est né en 1920 à Haplemont, un petit hameau du Saintois en Lorraine. Il était l'aîné d'une famille paysanne qui possédait 80 hectares de terres, un milieu plutôt aisé et très pieux, où il fut promis très jeune à la prêtrise par sa grand-mère maternelle, la personnalité dominante du clan. Petit puis grand séminaire à Bosserville et Villers-lès-Nancy, ses pairs émettent des doutes sur le sérieux de sa vocation et ses aspirations intellectuelles. La deuxième guerre mondiale l'envoie au STO à l'usine de Neuves-Maisons. Après le conflit, il est ordonné prêtre.

     

    Guy Desnoyers avait vraisemblablement une vocation toute relative, appréciant non pas le mysticisme et le sacerdoce de la fonction, mais le rayonnement et le prestige d'un curé de village. Il est affecté à Blâmont comme vicaire. Son supérieur, l'abbé Klein, ne voit pas d'un bon oeil l'arrivée de ce jeune homme plus prompt à jouer au basket qu'à approfondir sa foi par la lecture. Guy Desnoyers ne tarde pas à avoir une première liaison avec une femme. Le curé la « dévoie » avant son mariage et lui adresse le sermon d'usage quand il l'unie à un soldat. Il la fréquente encore quand le soldat est absent du foyer. Il est muté autoritairement à Rehon, dans le nord industriel de la Meurthe-et-Moselle, où on lui prêtera d'autres aventures féminines, notamment avec une veuve fortunée.

     

    En juillet 1950, il est nommé curé de la paroisse d'Uruffe. Il se dépense sans compter pour distraire la jeunesse par le cinéma, le théâtre, et les excursions. Si les vieilles gens du village trouvent ce prêtre bien singulier, les jeunes en revanche le dépeignent comme accessible et surtout "moderne". Mais, en décembre 1953, Uruffe commence à bruisser d'une rumeur : le curé aurait mis enceinte une jeune fille de 16 ans.

     

    Guy Desnoyers a en effet des relations avec plusieurs femmes de la région et, en 1953, conçoit un enfant avec une adolescente âgée de quinze ans, Michèle Léonard. Il persuade Michèle d'accoucher clandestinement et d'abandonner son enfant, pour éviter le scandale. Pour expliquer son état, la jeune fille dit faire une anémie graisseuse. Guy emmène l'adolescente dans l'Ain pour accoucher et abandonner cet enfant du péché. L'évêque de Nancy, Monseigneur Lallier, est alerté par des lettres anonymes. Il rend visite à son curé qui lui ment, se jette à ses genoux et proteste de son innocence. Le curé accuse un jeune homme des environs. Le prélat sort ébranlé de cette entrevue mais renouvelle sa confiance au prêtre.

     

     

     

    Une nouvelle jeune fille, Régine Fays, va tomber sous le charme de ce beau parleur. Comme la précédente, elle fréquente la chorale et le cours de théâtre animé par le prêtre. Elle n'a que 18 ans et travaille comme ouvrière à la verrerie de Vannes-le-Châtel. Ses parents accueillent volontiers le bon curé lors de dîners les week-ends, sans se douter de rien.

     

    Quand les parents se rendent compte de l'état de leur fille, Desnoyers persuade le père de Régine que l'amant de la jeune femme est un jeune homme du cru, parti pour la Guerre d'Algérie. Régine promet de garder le secret de la paternité de l'enfant mais refuse d'accoucher clandestinement. Ses parents acceptent l'enfant qui va naître sans poser de questions, eux non plus. Desnoyers leur avait conseillé de ne pas questionner la jeune femme sur le père, un garçon peu recommandable qu'il fallait mieux oublier. Mais Desnoyers, à l'approche du terme, redoute de nouvelles dénonciations auprès de l'Évêché. Il a peur que l'enfant ne lui ressemble et devient obsédé par le possible scandale.

     

    Le 3 décembre 1956, peu avant la date prévue pour l'accouchement, Guy Desnoyers bascule. Le prêtre entraîne Régine dans la soirée du 3 décembre sur la petite route déserte de Pagny-la-Blanche-Côte. A deux reprises, il lui propose de lui donner l'absolution. Étonnée par cette proposition, elle refuse et s'éloigne à pied. Guy Desnoyers la suit à deux pas, un revolver 6,35 à la main. Dans la nuit noire, il tend le bras vers la nuque de la jeune femme et tire à trois reprises. La victime s'écroule, tuée sur le coup. Le prêtre sort alors un couteau avec lequel il va pratiquer une césarienne afin d'extraire l'enfant, "une petite fille née viable" souligneront les experts. Il la baptise, la tue et s'acharne sur le visage du petit être avant de pousser la mère et l'enfant dans un fossé. Contacté par les parents inquiets de ne pas savoir où est leur fille sur le point d'accoucher, le prêtre participera aux recherches.

     

    Très vite, l'amie de Régine, Michèle, confie que cette dernière lui avait appris que le curé était le père de son enfant. Le curé nie avec véhémence. Cependant, un gendarme a retrouvé une douille d'un calibre 6.35, calibre pour lequel il a obtenu un  permis de port d'arme. le 5 décembre, il finit par avouer son crime, sans plus d'émotions.

     

     

    Collectif-Crimes-Et-Chatiments-N-16-Le-Double-Crime-Du-Cure-D-uruffe-Revue-847538579_ML.jpgL'affaire fait évidemment grand bruit et l'Eglise organise des cérémonies expiatoires pour racheter les crimes du prêtre. Ce dernier pose problème à l'administration pénitentiaire. On l'inscrit sous un faux nom dans la prison et toute personne l'approchant est fouillée. L'aura de crime satanique planait au-dessus de ce crime hors-norme. En outre, quel que soit son crime, Guy Desnoyers restait prêtre aux yeux du droit canon, pour lequel un  prêtre ne peut être suspendu a divinis que dans deux cas : s'il est révolté contre le dogme ou contre l'autorité de l'église.

     

    Le procès s'ouvre à Nancy en janvier 1958. Un chroniqueur décrit Desnoyers : "Bien plus que le repentir, c'est la peur, l'angoisse que reflète son visage osseux, aux grandes oreilles décollées, aux yeux fuyants qui, derrière les lunettes, semblent ne pas pouvoir regarder en face. Grand maigre, pauvrement vêtu d'un costume noir dont les revers se croisent très haut, comme ceux d'une soutane, sans cravate, le col de sa chemise blanche bâillant, en sandales, Desnoyers serre convulsivement dans sa main droite un petit crucifix que sa paume dissimule presque entièrement."

     

     

    Aux questions qui lui furent posées par le président, l'accusé répondit par monosyllabes. De sa vie privée, le président dira à la fin du procès: "Ce fut une vie marquée de la plus vulgaire lubricité." On apprit, notamment, au cours du procès, les multiples mensonges de ce prêtre déchu et le fait qu'il acceptait même de l'argent de ses maîtresses "pour ses bonnes oeuvres". Le premier témoin entendu fut Madame Fays. Elle employait encore les mots "M. l'abbé" en parlant de l'accusé qui, dit-elle, s'acharna à lui faire croire que le père de la fillette de Régine était un soldat de Rehon. Durant ce témoignage, Desnoyers éleva subitement la voix pour dire: "Depuis quatorze mois, je n'ai pas passé un seul jour sans prier pour Régine." Et Madame Fays avec véhémence lui lança: "Et moi? Combien j'en passe et combien j'en ai encore à passer!"

     

    Le procureur dans son réquisitoire réclama la peine de mort : "Je ne sais si ce Dieu que vous avez ignominieusement servi aura pitié de vous à l'heure, peut-être proche, de votre mort. Moi, je ne connais que la justice des hommes et je sais qu'elle ne peut vous pardonner." Ce à quoi l'avocat de Desnoyers répondit : "Je vous demanderai de ne pas le faire mourir. Ce droit n'appartient à personne. La loi permet de punir sans faire mourir." Les jurés en compagnie du président du tribunal et de ses deux assesseurs délibérèrent durant une heure et 40 minutes avant de revenir avec un verdict de culpabilité et une peine de bagne à perpétuité pour le prêtre.

     

    Pourquoi la peine de mort a-t-elle été épargnée au curé d'Uruffe ? Des pressions auraient été exercées sur les jurés lors des délibérations.  Le Président de la Cour d'Assises auraient réuni les jurés pour leur demander d'accorder les circonstances atténuantes au curé. René Coty, le Président du Conseil, serait intervenu, afin de préserver les relations avec le Vatican. C'est le fils d'un ancien juré qui a révélé cette affaire à Jean-François Colisimo, un écrivain qui préparait un livre sur l'affaire. Par ailleurs, guillotiner un prêtre renvoyait aux pires heures de l'histoire française, quand la France était coupée en deux, partagée entre les anticléricaux et les partisans de l'église catholique.

     

    Le curé d'Uruffe est libéré en août 1978. Il se retire ensuite dans un monastère en Bretagne. On perd la trace du prêtre, protégé par l'Eglise pendant des années, jusqu'à son décès le 21 avril 2010.

     

     

     

     

    Virginie IKKY pour Greffier Noir


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    Publié par la rédaction | 14 Nov 2013 | Archive, N° 65, Storia | 0



    Les sulfureux Borgia

    Les aventures, les nombreux vices et le peu de vertus de la famille la plus controversée de la Renaissance, partie d’Espagne à la conquête du pouvoir. Mais est-ce que tout ce que l’on dit des Borgia est vrai ? RADICI vous invite, en compagnie de Nino Gorio, à découvrir les dessous de leur histoire.



    Question : qu’est-ce que la chasteté ? Réponse : une vertu que papes et cardinaux se transmettent de père en fils. La réplique est cruelle, mais pas gratuite : celui qui l’a imaginée avait à l’esprit l’exemple d’une puissante famille italo-espagnole de la Renaissance, dont sont issus des personnages célèbres qui étaient des champions de la « chasteté héréditaire ». Quelques exemples : un cardinal qui eut trois enfants, un pape qui en comptait neuf, et une duchesse qui accoucha de huit hommes différents dont, probablement, le pape et le cardinal déjà mentionnés, qui étaient, en plus, son père et son frère.

    Tristement célèbres. On les appelle Borja en Espagne, Borgia en Italie. Un nom qui, dans la Botte, jouit d’une très mauvaise réputation, non sans raison : le cardinal César (1475-1507), une fois abandonné l’habit de pourpre, devint un homme politique et un militaire au cynisme proverbial, qui inspira Le Prince de Machiavel. Son père Rodrigo (1431-1503), alias le pape Alexandre VI, réduisit Rome à une ville-bordel que Luther compara ensuite à Sodome ; enfin, la duchesse Lucrèce (1480-1519), intrigante et peut-être incestueuse, passa à la postérité comme un archétype de féminité négative, pire encore que la sorcière de Blanche Neige.

    Nombreux furent les membres de la famille Borgia qui contribuèrent à la création de leur sombre légende, mais plus encore que les autres, Rodrigo, né espagnol, qui devint pape en 1492, l’année de la découverte de l’Amérique. Déjà, avant d’accéder à la plus haute charge de l’Église, il révéla sa vraie nature en achetant le conclave. Un historien romain de l’époque, Stefano Infessura, écrivit qu’une nuit, quatre mules chargées d’argent convoyèrent du palais des Borgia jusqu’à celui d’Ascanio Sforza, cardinal clé pour l’issue du vote. Le lendemain, Rodrigo fut élu et Ascanio devint son vice-chancelier.

    Les onze années de pontificat qui suivirent furent une orgie de népotisme, simonie, intrigues, trahisons et sexe. Népotisme : cinq Borgia furent nommés cardinaux et trente autres occupèrent de hautes charges à la cour. Simonie : des dizaines de titres écclésiastiques furent vendus au plus offrant. Intrigues et trahisons : le pape, qui fut d’abord l’ennemi des Français – ces derniers cherchaient alors à mettre la main sur Naples – changea de camp et leur apporta son aide dès qu’ils se dirigèrent vers Rome.

    Enfin, orgie de sexe : c’était, pour Alexandre VI, une distraction à plein temps, sans discrétion aucune, sans discrimination de classe ni tabou de parentèle. L’une des amantes du pape était la noble Giulia Farnese, dont la demeure était directement reliée à Saint Pierre. Une autre était l’aubergiste Giovanna Cattanei, dite Vannozza, qui gérait trois établissements du centre ville et donna au pape ses quatre enfants préférés (Jean, César, Lucrèce et Geoffroy). Une troisième, disait-on, était peut-être sa propre fille Lucrèce





    NINO GORIO


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    8 mars 2011

     

    Jean Paul II : le saint des pédophiles et pédérastes. 

     

    Renán Vega Cantor

    Le premier mai prochain sera célébrée la béatification de Karol Jósef Wojtyla, alias Jean Paul II, passage préalable obligé avant la sanctification que l’Église Catholique va lui décerner. Ce procès en béatification a véritablement été un procès éclair si on se souvient que, dans les temps passés, des décennies et même des siècles étaient nécessaires pour qu’un membre du culte catholique fût déclaré saint ou, plus difficilement encore, sainte à cause de ce machisme congénital qui caractérise cette religion.

     

    Le miracle attribué à Karol Jósef Wojtyla est particulièrement symptomatique de cette farce spirituelle qu’est cette béatification : en 2005, peu de temps avant de décéder, on dit que de façon immédiate et inexplicable, il guérit la religieuse française Marie Simon-Pierre de la maladie de Parkinson après que celle-ci lui eût demandé un remède contre son mal. C’est absolument comique que l’on avance un tel «  miracle » comme preuve du pouvoir de guérison détenu par le nouveau bienheureux puisqu’il aurait guéri une personne de cette même maladie dont il a souffert, lui, durant tant années et dont il est mort. Autrement dit, il a guéri une personne, mais il a été incapable de se guérir lui-même de cette même maladie de Parkinson. Étrange paradoxe que seuls peuvent expliquer les mystères insondables des pères de l’Église Catholique.

     

    A part cette singulière contradiction, cette béatification répond à des objectifs qui ne sont pas si saints que cela en ce qui concerne le Vatican et l’Église Catholique actuellement plongés dans cet interminable chapelet de scandales que sont les cas de pédérastie et les abus sexuels sur mineurs commis par des prêtres, des évêques et des cardinaux catholiques, sur les cinq continents. On peut citer à ce sujet toute une série de faits. En Irlande, des milliers d’enfants pauvres, envoyés dans des internats et maisons de redressement parce que leurs parents ne pouvaient s’occuper d’eux ni veiller à leur éducation, ont été abusés sexuellement et ont subi des tortures physiques et psychologiques dans des institutions scolaires dirigées par des prêtres catholiques, abus qui, selon une commission d’enquête, concernent environ 800 prêtres. Aux États-Unis, en 2010, fut publiée une liste de 117 prêtres catholiques responsables d’abus sexuels sur des mineurs, garçons et filles, dans plusieurs villes du pays, et principalement dans l’archidiocèse de Boston. Au Brésil, circule un «  manuel du curé pédophile » dans lequel son auteur, le prêtre Tarcà­sio Sprà­cigo, donne ses instructions aux «  violeurs du Seigneur » sur la meilleure façon de procéder : «  Choisir des enfants des rues, pauvres et abandonnés, jamais des enfants de familles riches, comme moyen de favoriser l’impunité ». L’auteur de ce best-seller catholique - qui assurément dispute à la Bible le premier rang dans la liste des livres les plus lus par les curés pédophiles - a déclaré avoir écrit son oeuvre maîtresse inspiré par une sorte de révélation divine, convaincu que «  Dieu pardonne les péchés, mais la société, elle, jamais » . L’auteur de ce guide macabre sur le viol des enfants est un théologien très réputé à São Paulo ; il tient son journal sur ses crimes sexuels où il lui arrive de noter : «  Je me prépare à sortir en chasse avec la certitude d’avoir à ma portée tous les garçons que je voudrai ». Content de lui et convaincu d’avoir raison, il a écrit dans son journal : «  Je me prépare à cette action, sûr de moi et totalement calme ; je ne suis pas troublé ; je suis un séducteur et après avoir appliqué correctement les règles, l’enfant tombera dans mes mains et nous serons heureux pour toujours ». Cette énumération serait interminable si nous signalions tous les cas de pédérastie des curés catholiques rendus publics ces dernières années puisque le scandale implique des diocèses catholiques de France, d’Allemagne, d’Espagne, d’Italie, d’Autriche, d’Irlande, de Pologne, de Grande-Bretagne, des États-Unis, du Mexique, du Costa Rica, de Porto Rico, de Colombie, d’Argentine, du Chili et d’une interminable liste de pays du monde entier.

     

    Les hautes hiérarchies de l’Egise Catholique, depuis le Pape, la plus haute autorité de cette dernière, ont toujours fermé les yeux devant la pédérastie d’un grand nombre de ses prêtres et, pire même, elles la couvrent de multiples façons, comme l’a fait le cardinal colombien Darà­o Castrillon. Jean Paul II a été, parmi les derniers papes, celui qui a le plus couvert ces crimes parce que jamais il n’a agi le moins du monde pour que ces criminels fussent jugés. Il les protégea et les couvrit, les faisant muter de paroisse sans prendre en considération les accusations incessantes à l’encontre de la pédophilie des serviteurs de Dieu.

     

    Jean Paul II a même fini par féliciter un de ces plus notables pédophiles, membre de la hiérarchie catholique, le Mexicain Marcial Maciel, fondateur de la Légion du Christ, une des congrégations catholiques romaines qui a pu se prévaloir de l’appui sans limites du pape polonais. Maciel, délinquant patenté, était, outre un violeur, un drogué ; et il a même plagié des livres. Dans un discours public adressé aux Légionnaires du Christ, à l’occasion de la commémoration du 60º anniversaire de l’ordination de Marcial Maciel, le 30 novembre 2004, Jean Paul II déclara : «  J’adresse avant tout mon salut affectueux au cher père Maciel que j’accompagne de bon coeur avec mes souhaits les plus cordiaux d’un ministère sacerdotal comblé des dons de l’Esprit Saint (…) Avec ces sentiments et ces voeux je donne de tout mon coeur au cher père Maciel et à vous tous qui êtes présents une bénédiction spéciale et apostolique que j’étends, bien volontiers, aux membres de votre famille religieuse et à tous ceux que vous allez rencontrer dans votre apostolat quotidien ». Cette apologie d’un prêtre pédophile avéré a été faite par Jean Paul II en personne alors qu’il savait, déjà , à qui il s’adressait puisqu’en 1997, huit ex-membres de la Légion du Christ, dans une lettre ouverte adressée au Vatican, avaient accusé Maciel de les avoir violés : «  Nous qui par la présente vous écrivons, sommes plusieurs hommes chrétiens doublement victimes durant deux claires époques de notre existence : d’abord durant notre adolescence et notre jeunesse et ensuite au cours de notre maturité de la part d’un prêtre et religieux qui est très proche de vous et qui a abusé de nous à maintes reprises, par le passé, sexuellement et d’autres façons, alors que nous étions sans défense, car éloignés de nos parents et tuteurs et vivant dans des pays divers et éloignés du nôtre »… Pour faire court, Jean Paul II était informé des accusations portées contre le violeur qui dirigeait les Légionnaires du Christ, mais il a fait comme s’il ne savait pas ; il l’a hissé au sommet de la hiérarchie ; il l’a protégé avec tout le pouvoir du Vatican ce qui revient, pratiquement, à couvrir et à être complice des délits de viols et d’abus sur mineurs.

     

    Jean Paul II est le nouveau bienheureux de l’Église Catholique, arrogant et autoritaire, celui-là même qui durant son long pontificat de 26 ans fut l’allié des secteurs les plus obscurantistes du monde, pour détruire des projets révolutionnaires et anticapitalistes. Celui-là même qui s’est acharné contre les théologiens de la Libération et qui a soutenu des dictatures criminelles comme celle de Raoul Cédras, à Haïti, durant la décennie 90. Celui-là qui a fait parvenir l’argent que la CIA des États-Unis versait aux dissidents anticommunistes en Pologne ; le même qui, avec ses condamnations du christianisme des pauvres, a encouragé idéologiquement l’assassinat de Monseigneur Romero, au Salvador, et l’assassinat de six jésuites dans ce même petit pays, en 1989 ; le même qui s’allia avec certains secteurs de la maffia à travers la Banque Ambrosiano pour financer des activités anticommunistes en Pologne et en Amérique Centrale ; le même qui déclencha une campagne réactionnaire contre l’avortement et la contraception et qui fit entrer l’Opus Dei jusqu’au sein du Vatican lui-même. Voilà l’homme que l’on proclame aujourd’hui bienheureux et qui sera, bientôt, saint. D’après cet historique, nous allons le voir bientôt devenir, après le prochain premier mai " date qui n’a pas été choisie au hasard, pour célébrer la béatification de Karol Wojtyla, mais qui a été choisie pour éclipser la fête laïque et universelle du Travail "le bienheureux et le saint des pédérastes, des pédophiles et des violeurs qui à l’avenir imploreront sa protection pour couvrir leurs crimes et leurs vilenies commis contre les enfants pauvres du monde entier.

     

    Cela ne doit pas nous étonner, car tout compte fait, dans le martyrologue catholique, il y a des saints pour tout. Par exemple, Saint Antoine de Padoue est le patron des mineurs et des boulangers, et sa fête est le 13 juin ; Saint-Jean Baptiste est le Patron des architectes, des maçons, des tailleurs, des viticulteurs et des musiciens, et sa fête est le 24 juin ; Saint-Pierre est le Patron des pêcheurs, des tôliers, des ferronniers, des vitriers, des maçons, des serruriers, des horlogers, et sa fête est le 29 juin ; Saint Christophe est le Patron des automobilistes, des jardiniers, des aviateurs, des charpentiers, des débardeurs et des ouvriers des chantiers navals et sa fête est le 10 juillet… et ainsi de suite, presque jusqu’à l’infini. Presque, car il manquait le Saint Patron des pédophiles et des pédérastes et il vient d’être trouvé et ce dernier n’est ni plus ni moins que celui qui, pour l’instant, n’est que le Bienheureux Jean Paul II. Sa devise pourrait être : «  Saint patron des pédophiles, pédérastes abuseurs et violeurs d’enfants » et le jour de sa fête sera le 1er mai, ce même jour qui est réservé à la Fête du Travail. De même que l’extrême droite française, le Front National, fête Jeanne d’Arc ce jour 1º mai et défile dans les rues de Paris et des autres villes en vociférant pour tenter de recouvrir les revendications des travailleurs, désormais nous serons confrontés au fait que les hiérarchies catholiques, pour contrecarrer la mobilisation des travailleurs du monde entier, leur opposera le jour du pédophile et du pédéraste. Et leur saint patron, Jean Paul II, aura également sa prière particulière qui dira textuellement : «  ô Seigneur, Toi qui nous as donné l’opportunité de jouir de la chair fraîche des enfants, nous te prions de nous accorder la grâce de pouvoir, grâce à toi, continuer à goûter ce plaisir infini que procurent le vice et le viol des jeunes garçons et des fillettes innocentes " la grâce de goûter au véritable fruit de l’arbre de vie ", car tout sera pour te servir puisque le corps et la parole de Dieu ne suffisent pas à nous combler, et nous te prions de veiller à ce que nous soyons protégés par le pouvoir du Vatican. Ainsi soit-il. Amen ».

     

    Renán Vega Cantor

     

    Source : http://www.rebelion.org/noticia.php?id=123238

     

     

    Traduit par Manuel Colinas Balbona





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